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  • Dr. Christian Linard, PhD, Biochimiste clinique
  • Dr. Christian Linard, PhD, DEPD, CSPQ.
Biochimiste clinique,
Biologiste moléculaire,
Professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières (Qc) Canada;
Directeur du Laboratoire LSIA
  • Dr. Christian Linard, PhD, DEPD, CSPQ. Biochimiste clinique, Biologiste moléculaire, Professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières (Qc) Canada; Directeur du Laboratoire LSIA

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 12:18

LES PRODUITS CHIMIQUES

D’après l’Institut national de la recherche et de la sécurité (INRS), la France a consommé en 2005, 4,8 millions de tonnes d’agents chimiques considérés comme cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR). Pour dix substances, la consommation était supérieure à 100 000 tonnes par an.

Le volume de substances chimiques produites dans le monde est passé de 1 million de tonnes, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, à 400 millions de tonnes annuelles.

Sur les 100 000 produits chimiques commercialisés depuis 1945 seulement 3% ont été testés, et 935 ont été évalués par le Centre international de la recherche sur le cancer (CIRC).

LES PESTICIDES

D’après l’OMS, chaque année, 1 à 3 millions de personnes sont victimes d’intoxication aiguë par les pesticides et plus de 200 000 en meurent.

>>La France représente le premier utilisateur européen de pesticides, avec une consommation annuelle d’environ 80 000 tonnes.

>> A ce jour, la Mutualité Sociale agricole a accordé le statut de maladie professionnelle à une trentaine d’agriculteurs malades, dont 10 pour la maladie de Parkinson.

Les cancers susceptibles d’être reconnus en maladie professionnelle sont les cancers du système lymphatique (leucémies, lymphomes), les myélomes, les cancers du cerveau, de la prostate, de la peau, du foie et du pancréas.

>> Le marché annuel des pesticides représente 25 milliards d’Euros.

LE CANCER

D’après l’INSERM, en France, le taux d’incidence du cancer a augmenté de 63% entre 1980 et 2000. Si l’on tient compte des changements démographiques (augmentation et vieillissement de la population française), l’augmentation du taux d’incidence depuis 1980 est estimée à +35 % chez l’homme et +43 % chez la femme.  Le cancer de la prostate est aussi le plus fréquent de tous les cancers et celui dont le taux d’incidence a le plus augmenté entre 1980 et 2005 (+6,3 %).  Son augmentation annuelle est encore plus marquée entre 2000 et 2005 (+8,5 %).  Le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquent chez la femme avec +2,4 % par an entre 1980 et 2005.

Au Canada, le cancer est aujourd’hui la première cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires.  Le taux de mortalité du cancer a augmenté de 262% entre 1950 et 1988, et de 20% entre 1980 et 2000.  Le pourcentage de décès est passé de 3,5% en 1906, à 7% en 1920, et à près de 30% en 2000.  Aujourd’hui 1 homme sur 3 et 1 femme sur 4 meurent du cancer en France.

>> D’après l’OMS, chez les enfants européens (0-14 ans), la progression du taux d’incidence du cancer a été de 1% par an au cours des trois dernières décennies, et de + 1,5 % pour les adolescents (15-19 ans).

>> Selon l’OMS, 10% des cancers seraient dus à une exposition professionnelle.  Chaque année en France, de 11 000 à 23 000 nouveaux cas de cancers sont attribuables aux conditions de travail.

>> L’explosion des cancers touche particulièrement les «pays industrialisés». En revanche dans les pays émergents comme l’Inde, l’incidence des vingt cancers les plus courants en Occident y est de 10 à 30 fois inférieure.


 

 

 

Y a-t-il davantage de cancers de nos jours ?


 

 

Birth defect : L'emploi de certains herbicides peut augmenter l'incidence des malformations congénitales.

 

 

 

LA RÈGLEMENTATION

>> La DJA, (Dose Journalière Admissible) est la quantité d’additifs alimentaires qui peut être ingérée quotidiennement, et pendant toute une vie, sans aucun risque.  Elle est calculée à partir de la NOAEL (Dose sans effet toxique observé), divisée par un facteur de sécurité de 100.  Elle s’exprime en mg de produit / jour / poids corporel.

>> La LMR (Limite Maximale de Résidu) est la quantité de résidus d’un pesticide autorisée sur une denrée alimentaire.

>> La DJA et les LMR sont fixées par le Codex Alimentarius (organisme qui dépend de la FAO et de l’OMS) sur les recommandations du Comité mixte des experts sur les additifs alimentaires (JECFA), et aussi par le Comité mixte sur les résidus de pesticides (JMPR). L’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) fixe ses propres DJA et LMR.

>> En Europe, quelques 400 molécules sont autorisées et 140 000 tonnes sont pulvérisées chaque année.  Chaque pesticide a sa DJA et ses LMR pour chaque catégorie de produit agricole.  Ce n’est qu’en juin 2009 que l’EFSA a publié son premier rapport annuel sur les résidus de pesticides.

>> 75 000 aliments ont été prélevés dans les 27 pays de l’Union européenne.  Au total, 354 pesticides ont été détectés dans les fruits et légumes et 72 sur les céréales.  Dans un quart des échantillons, on a retrouvé les résidus d’au moins deux pesticides.

LES ADDITIFS ALIMENTAIRES

>> 300 additifs alimentaires sont actuellement autorisés en Europe.

L’aspartame est un édulcorant de synthèse, que l’on retrouve dans au moins 6000 produits de consommation courante (nom de code : E 951).  Sa DJA est de 40 mg/kg de poids corporel.

 

 

 

 LES PLASTIQUES ALIMENTAIRES 

>> Chaque Européen utilise, en moyenne, 92 kg de plastiques par an. 40% proviennent de l’emballage des aliments.

>> La production annuelle du Bisphénol A (BPA) s’élève à 3 millions de tonnes. La DJA du Bisphénol A a été fixée à 0,05 mg par kilo de poids corporel. Il est important à faire remarquer que l’on est 100 fois plus exposé aux phtalates qu’au bisphénol A.

>> Depuis 10 ans, plusieurs centaines d’études ont été publiées montrant des effets du BPA à des doses très faibles, parfois 5000 fois inférieures à la DJA.

>> Lors de son quatrième rapport de «biomonitoring» (2009), le Centre pour le contrôle des maladies d’Atlanta (CDC) a détecté les traces de 212 substances chimiques dans le sang et les urines des 2400 Américains testés, avec en tête, le Bisphénol A et de nombreux pesticides.

 

 

 

SOURCES

Fiche publicitaire du documentaire « Notre poison au quotidien »

Blog de Marie-Monique Robin

 

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Published by Dr. Christian Linard, PhD, Biochimiste clinique - dans Nutrition
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