Présentation

Profil

  • Dr. Christian Linard, PhD, Biochimiste clinique
  • Dr. Christian Linard, PhD, DEPD, CSPQ.
Biochimiste clinique,
Biologiste moléculaire,
Professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières (Qc) Canada;
Directeur du Laboratoire LSIA
  • Dr. Christian Linard, PhD, DEPD, CSPQ. Biochimiste clinique, Biologiste moléculaire, Professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières (Qc) Canada; Directeur du Laboratoire LSIA

Suivez moi sur Twitter

S'abonner à ADN109 sur Twitter

Recherche

Visiteurs

Locations of visitors to this page

Restez en Contact

Pour recevoir les articles, dès leur mise en ligne, il vous suffit de noter votre adresse courriel ci-dessous, dans la rubrique "Inscription à la NewsLetter" et de cocher la case "Notifications de Publication d'Articles".

Veuillez noter que ce système est automatisé et que votre adresse reste invisible pour l'auteur du Blog.

2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 20:14

Le dichloroacétate (DCA) est une petite molécule, peu coûteuse non-brevetée et relativement non-toxique. Le cardiologue Evangelos Michelakis (1) et son équipe, du Département de médecine de l'Université de l'Alberta, croient qu'il pourrait bientôt être utilisé efficacement pour traiter de nombreuses formes de cancer.


En 2007, le professeur E. Michelakis a montré que le DCA entraîne la régression de plusieurs cancers, notamment ceux du poumon, du sein et les tumeurs cérébrales. Les résultats de ses recherches sont publiés dans la célèbre revue Cancer Cell (2).


Les scientifiques et les médecins ont utilisé le DCA pendant des décennies pour traiter les enfants souffrant de maladies mitochondriales.  Les mitochondries qui sont les unités de production d'énergie dans les cellules, ont été reliées au cancer depuis les années 1930, lorsque les chercheurs ont d'abord remarqué que ces organites subcellulaires ne fonctionnent plus normalement lorsque le cancer est présent (3).


Jusqu'à présent, les chercheurs pensaient que les mitochondries étaient touchées parce que le cancer les endommageait de façon permanente et donc que ces dommages étaient le résultat et non la cause du cancer. Mais le Dr Michelakis remet en question cette hypothèse et montre par ses travaux que le DCA active la pyruvate déshydrogénase (PDH), une enzyme mitochondriale essentielle, et remet en fonction les activités oxydatives des mitochondries.


Les résultats sont étonnants.

 

Michelakis et ses collègues ont constaté que le DCA normalise la fonction mitochondriale dans de nombreux cancers, démontrant ainsi que cette fonction a été supprimée activement par le cancer, mais n'a pas été endommagé de façon permanente par lui.


Dans les cellules cancéreuses, l’oxydation mitochondriale du glucose est inhibée et la production d’énergie repose sur la glycolyse anaérobique. Cette « inactivité » mitochondriale est probablement à l’origine ​​de leur résistance à l'apoptose. L’activation de la PDH ​​par le DCA augmente l'oxydation du glucose par la production et l'afflux d’acétyl-CoA dans les mitochondries et le cycle de Krebs et provoque finalement l’apoptose des cellules cancéreuses.


Plus important encore, ils ont constaté que la normalisation de la fonction mitochondriale a entraîné une diminution significative de la croissance tumorale non seulement in vitro mais également dans les animaux. En outre, ils ont noté que le DCA, contrairement à la plupart des chimiothérapies utilisées actuellement, n'a eu aucun effet sur les tissus sains non-cancéreux.


"Je pense que le DCA peut être sélectif pour le cancer car il attaque un processus fondamental dans le développement du cancer qui est unique pour les cellules cancéreuses», a déclaré Michelakis. «L'une des choses très intéressantes sur ce composé est qu'il pourrait être en mesure de traiter de nombreuses formes de cancer".


Une autre chose encourageante au sujet de DCA est, qu’en étant si petit, il est facilement absorbé par le corps, et après la prise orale, il peut atteindre des tissus que d'autres médicaments ne peuvent pas, ce qui permet de traiter les cancers du cerveau, par exemple.


Il faut savoir que le DCA a déjà été utilisé chez des personnes en bonne santé et chez des malades atteints de maladies mitochondriales. Les chercheurs savent déjà que c'est une molécule relativement non-toxique qui peut être immédiatement testée par des patients atteints de cancer.

Autre énorme avantage, le DCA n'est pas breveté et n’est donc pas la propriété d'une société pharmaceutique. Par conséquent, il serait sans aucun doute peu coûteux à administrer, affirme le Dr Michelakis.


Cependant, comme le DCA n'est pas breveté, Michelakis craint qu’il sera peut être plus difficile de trouver un financement auprès d'investisseurs privés pour tester DCA à des essais cliniques. Il est reconnaissant pour le soutien qu'il a déjà reçu d'organismes financés par l'État, tels que les Instituts canadiens de recherche en santé du Canada (IRSC) et l'Alberta Heritage Foundation for Medical Research. Il espère que ce soutien se poursuivra et lui permettra de mener des essais cliniques de DCA sur les patients atteints de cancer.


«Cette recherche préliminaire est encourageante et donne de l'espoir à des milliers de personnes dans le monde qui sont affligées par le cancer, car il accélère notre compréhension et notre action autour de traitements ciblés contre le cancer," a déclaré le Dr Philip Branton, directeur scientifique de l’IRSC.


 

 


 

 

(1) Site Web officiel de la recherche avec le DCA de l’Université d’Alberta : http://www.dca.med.ualberta.ca/Home/Updates/2007-03-15_Update.cfm

(2) A mitochondria-K+ channel axis is suppressed in cancer and its normalization promotes apoptosis and inhibits cancer growth. Bonnet S, Archer SL, Allalunis-Turner J, Haromy A, Beaulieu C, Thompson R, Lee CT, Lopaschuk GD, Puttagunta L, Bonnet S, Harry G, Hashimoto K, Porter CJ, Andrade MA, Thebaud B, Michelakis ED. Cancer Cell. 2007 Jan;11(1):37-51.

(3) Warburg, O. (1930). Ueber den stoffwechsel der tumoren (London:Constable).

Partager cet article

Published by adn109 - dans Cancer
commenter cet article

commentaires

titi0521 17/04/2011


je vais essayer de résumer ce qui a été fait sur ce cas particulier:

Le DCA vient d’être utilisé sur une patiente atteinte d’une 4ième récidive du cancer du col de l’utérus. La récidive portait sur l’ensemble du vagin et sur une vertèbre.

Etat de la patiente au 22 février, le nouveau protocole au carboplatine commencé en décembre 2010 donne des résultats très mitigée, et la dernière chimio date de la mi janvier 2011. Ce 22 février,
mal de dos important et permanent, pertes rougeâtres plusieurs fois par jour, mal de ventre et bas ventre, allergie au patch de morphine et au solupred (arrêtés dès la première prise).

Voici le protocole utilisé:
A partir du 23 février utilisation d’une ceinture dorsale souple et légère comprenant 4 aimants dans 2 alliages différents qui sont posés une heure par jour sur la vertèbre, et ensuite par tranche
de 30 minutes en cas de douleurs à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit.
En plus à partir du 26 février chaque jour, le matin, prise de 3 gélules de Reishi et 3 gélules de Maitaké.
En plus à partir du 11 mars on ajoute deux aimants supplémentaires sur la vertèbre ce qui donne 2 aimants dans un alliage et 4 aimants dans un autre alliage
En plus à partir du 12 mars début de la prise du DCA + vitamine B1 + acide lipoïque-R
Le 16 mars chimio au carboplatine
Le 23 mars chimio au carboplatine
Le 26 mars suivant les indications canadiennes trouvées sur le net, arrêt pendant une semaine de la prise DCA + vitamine B1 + acide lipoïque
le 31 mars suite à une chute libre des globules blancs, des plaquettes et des globules rouges (effets déjà constaté précédemment à la suite de chimio) augmentation de la prise de Reishi et Maitaké
pendant une semaine jusqu’au 6 avril, 5 gélules de reishi et 5 gélules de maitaké par jour le matin, puis à partir du 7 avril reprise des 3 gélules de Reishi et 3 gélules de Maitaké par jour le
matin.
Le 2 avril reprise du protocole DCA + vitamine B1 + acide lipoïque-R
Le 4 avril remontée (x par 2) des globules blancs et des plaquettes (merci au Reishi et Maitaké), par contre les globules rouges sont encore insuffisants par manque de fer, donc prise de
Tardiféran.
Le 12 avril le scanner montre que la vertèbre qui était ouverte s’est refermée, que les deux foyers présents sur la vertèbre ont complètement disparu, et qu’il n’y a plus de récidive dans le vagin,
qui par endroit reste cependant marqué (zone floue) par les traitements des chimios antérieures.
le 13 avril chimio au carboplatine. 3 autres chimios sont encore programmées.

Donc à ce jour la patiente continue à prendre le DCA + Vitamine B1 + acide lipoïque-R, + Reishi + Maitaké et porte la ceinture avec les aimants uniquement une heure par jour. En parallèle de la
chimio, nous avons pris le risque de ne pas informer le corps médical de la mise en place de ce programme.

Première conclusion: L’utilisation du DCA doit être associé à un protocole complet, le dosage de l’ensemble des produits doit être suivi très attentivement et ajusté si nécessaire, en fonction des
réactions du patient. Il y a eu ici complémentarité avec la chimio au carboplatine (il semblerait que la prise de DCA soit moins intéressante si vous utilisez une chimio au Cisplatine, dans ce cas
je suggère d’attendre la fin du cycle des chimios). L’utilisation des aimants (deux alliages) directement sur la vertèbre a eu un effet spectaculaire sur les 2 foyers.
Les pharmaciens ayant refusés de mettre le DCA en gélules, celui-ci a été pris avec une petite cuillère pré-marquée, cela fonctionne très bien.


Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog