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  • Dr. Christian Linard, PhD, Biochimiste clinique
  • Dr. Christian Linard, PhD, DEPD, CSPQ.
Biochimiste clinique,
Biologiste moléculaire,
Professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières (Qc) Canada;
Directeur du Laboratoire LSIA
  • Dr. Christian Linard, PhD, DEPD, CSPQ. Biochimiste clinique, Biologiste moléculaire, Professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières (Qc) Canada; Directeur du Laboratoire LSIA

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 18:06

 

 



 

Barbie est accro à la déforestation. Pour être emballée dans une jolie boîte, elle sacrifie les forêts indonésiennes, notamment des régions abritant les derniers tigres et orangs-outans de Sumatra.

Orang-outan et Tigre de Sumatra. © Greenpeace / Oka Budhi et © Fotosearch

C'est Mattel, le fabricant de Barbie, qui encourage cette addiction : il s'approvisionne en papier d'emballage auprès d'Asia Pulp and Paper (APP), entreprise tristement célèbre pour son impact destructeur sur les forêts. Ainsi, l'habitat d’espèces sauvages, et des forêts et tourbières riches en carbone, sont massacrés pour fabriquer des conditionnements bon marché, qui atterrissent aussitôt à la poubelle.

Ne jouons pas avec l'avenir des forêts tropicales.



Demandons à Mattel d'arrêter d'emballer ses jouets en sacrifiant les forêts.

 

Source: http://www.greenpeace.org/france/fr/barbie/ 

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Published by Dr. Christian Linard, PhD, Biochimiste clinique - dans Coups de coeur
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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 18:14

Par André Fauteux
La Dre Jacqueline Lagacé, Ph. D. ne pouvait plus se servir normalement de ses mains. Elle n’arrivait plus à les refermer à cause de l’arthrose, une forme d’arthrite qui provoquait chez elle des douleurs chroniques insupportables et de l’insomnie grave. Professeure d’immunologie et de microbiologie et directrice d’un laboratoire de recherche dans ces mêmes domaines à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal de 1986 à 2003, Dre Lagacé a dû prendre sa retraite en 2003 pour des raisons de santé. À partir de 2004, ses symptômes se sont aggravés davantage. Elle a vécu l’enfer pendant trois ans en raison de cette maladie qui présentait plusieurs caractéristiques de la polyarthrite rhumatoïde et pour laquelle « la médecine traditionnelle s’était avérée complètement impuissante », comme elle le décrit dans son récent livre, Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation (Éd. Fidès, 2011).

En 2007, cette scientifique découvre le site Internet du Dr Jean Seignalet (1936-2003). Ce chirurgien français, pionnier de la transplantation rénale, chercheur spécialisé en immunologie, en rhumatologie et en nutrithérapie, est l’auteur du célèbre livre L'Alimentation ou la troisième médecine, dont la dernière édition fut publiée en 2004. Le Dr Seignalet préconise un retour à une alimentation de type ancestral. Son régime repose sur une approche essentiellement qualitative de la diététique. Il écarte les aliments qu'il considère potentiellement nocifs pour l'organisme humain : tous les produits laitiers d’origine animale et toutes les céréales à l’exception du riz, du sarrasin et des graines de sésame. Il démontre le danger des aliments cuits à haute température (à partir de 110 °Celsius, soit 230 °Fahrenheit) en raison des glycotoxines qui se forment lors de la cuisson des protéines de la plupart des céréales et des aliments d’origine animale. Finalement, il privilégie les aliments biologiques.

« Il a consacré les dix-huit dernières années de sa carrière de médecin-chercheur à élaborer et à tester une méthode nutritionnelle capable d’aider réellement à combattre la douleur chronique et à contrôler l’évolution de plusieurs maladies inflammatoires », raconte Jacqueline Lagacé dans son livre. Le Dr Seignalet a traité quelque 2 500 patients atteints de 115 maladies inflammatoires chroniques. Son régime nutritionnel a eu un effet positif sur 91 de ces maladies, et sur environ 80 % des patients qui l’ont suivi correctement. « Il a ainsi observé chez la grande majorité des patients traités une rémission de la maladie ainsi qu’une disparition généralement totale de la douleur. »

Exaspérée de souffrir, n’ayant plus rien à perdre et trouvant les arguments scientifiques du DrSeignalet plausibles, cette chercheuse curieuse décide de suivre son régime. Elle abandonne complètement la consommation quotidienne de produits laitiers et de céréales, y compris celles de grains entiers, soit « les deux variétés d’aliments désignés comme cofacteurs susceptibles de déclencher des maladies inflammatoires chroniques lorsqu’il y a prédisposition génétique ».

Comme elle avait essuyé plusieurs échecs avec les traitements pharmacologiques qu’elle avait essayés, les attentes du DLagacé n’étaient pas très élevées. « La surprise fut donc totale, avoue-t-elle, lorsque j’ai constaté après seulement 10 jours de cette nouvelle alimentation que mes douleurs aux mains avaient complètement disparues. » Pendant les seize mois suivants, elle réussit graduellement à plier les différentes articulations de ses doigts sans avoir fait aucun exercice d’assouplissement. Elle constate de plus des améliorations importantes dans les articulations de ses genoux et de sa colonne vertébrales, atteints d’arthrose depuis plusieurs années.

Une synthèse remarquable
Ces résultats ont motivé le Dr Lagacé à entreprendre la vulgarisation des enseignements du DrSeignalet dont le livre, qui comptait 600 pages, était peu accessible au grand public car trop technique. C’est là tout le génie de cette auteure québécoise, tel que le décrit dans la préface du livre le Dr Christine Angelard, médecin d’origine française qui est également spécialisée en médecine traditionnelle chinoise, en homéopathie et en naturopathie : « Madame Lagacé nous livre ici un superbe travail proposant des outils pratiques qui permettent d’entrevoir la lumière au bout du tunnel de la douleur et de la chronicité… Après avoir lu ce livre, vous saurez que votre santé dépend en bonne partie de vous, et de vous uniquement. »
 
Cet ouvrage, avec ses 460 notes bibliographiques, est des plus convaincants puisqu’il témoigne des nombreuses études qui ont confirmé les découvertes du Dr Seignalet. Ce livre s’adresse avant tout aux gens qui souffrent de maladies inflammatoires chroniques (arthrite, asthme, colite, diabète de type 2, eczéma, gastrite, maladie coeliaque, maladie de Crohn, sclérose en plaques, tendinite, etc.), ainsi qu’aux professionnels qui les traitent. Ceci pour « leur redonner une qualité de vie qu’ils ne croyaient plus possible ».
 
On savait déjà que la génétique, les accidents, les infections, les polluants, les chocs émotifs et les habitudes de vie pouvaient nuire à la santé. Jacqueline Lagacé nous apprend que l’alimentation moderne basée sur la consommation de produits laitiers, de céréales, de grandes quantités de viande et d’aliments transformés acidifie l’organisme, ce qui provoque de l’acidose métabolique. « L’acidose métabolique, explique-t-elle, est impliquée dans le développement des maladies d’inflammation chronique. En fait, tous ces aliments que nos enzymes digestives n’arrivent pas à digérer complètement rendent l’intestin grêle encore plus perméable aux grosses molécules provenant des microbes de ces aliments qui deviennent alors toxiques et se répandent dans le sang puis dans tout le corps où elles font des ravages en induisant des phénomènes d’inflammation chronique. »
 
Aujourd’hui, l’organisme du Dr Lagacé est si bien désencrassé qu’elle peut se permettre de consommer, de façon ponctuelle toutefois, certains aliments proscrits par son alimentation hypotoxique, et ce, sans effet négatif sur sa santé. Toutefois, elle doit toujours éviter ses pires ennemis, les produits laitiers, à l’exception des fromages au lait crû. « À l’été 2009, j’ai éprouvé de la douleur douze heures après avoir mangé un seul gros cornet de crème glacée molle », raconte-t-elle.
 
Bref, il revient à chaque individu d’être à l’écoute de son corps et de respecter les sensibilités qui lui sont propres. « En conclusion, termine la chercheure, les sacrifices que m’impose le régime hypotoxique ne sont rien en comparaison des bienfaits qu’il m’apporte. »
 
Un menu santé anti-inflammatoire
 
Voici les aliments privilégiés par le régime hypotoxique du Dr Jean Seignalet :
• Riz (brun de préférence), sarrasin, sésame, quinoa et tapioca.
• Tous les légumes, de préférence de culture biologique et idéalement mangés crus ou après une cuisson à la vapeur douce.
• Fèves, haricots blancs ou rouges, lentilles, pois et pois chiches.
• Tous les fruits, dont les fruits secs mangés crus.
• Graines germées de soja, de lentilles, de pois chiches, de haricots, de luzerne et de riz.
• Probiotiques sous forme de yaourt à base de soja ou de riz (tel le Bio-K+) ou sous forme de capsules entérosolubles.
• Poissons gras (saumon, flétan, hareng, maquereau, anchois, sardines, etc.) et la viande blanche.
• Huiles vierges (d’olive, de noix, de canola, de soja, etc.) utilisées crues.
• Sucres complets (miel, sirop d’érable, sucre brun non raffiné) et chocolat noir idéalement cru, mais consommés en petite quantité.
• Eau, boissons à base de riz, d’amande et modérément de soja, ainsi que les eaux minérales riches en calcium et en bicarbonate et pauvres en sulfate. Préférer le soja fermenté (miso ou natto). Le café, le thé et l’alcool (autre que la bière) en quantité raisonnable et privilégier la chicorée, excellente pour la digestion et l’élimination des déchets.
• Tous les condiments y compris le sel complet (de l’Himalaya, par exemple) en dose modérée.
• Des suppléments de vitamine D pour compenser le manque de soleil dans notre climat.
Source : 
Lagacé, Jacqueline, Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentationÉditions Fidès, 2011, 24,95 $, 300 pages.
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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 18:13

 

Jacqueline Lagacé à Denis Lévesque

 

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mai 2011

 

 

20 juin 2011

 

 

  

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 02:43

Ou le sang du Nigéria comme carburant de nos voitures!

Selon un nouveau rapport d'Amnesty International, l'industrie pétrolière du delta du Niger (Nigeria) a entraîné, pour la majorité des personnes des zones concernées, la paupérisation, les conflits, les atteintes aux droits humains et le désespoir.

Le rapport décrit comment des décennies de pollution et de dégradation de l'environnement causées par l'industrie pétrolière ont privé des centaines de milliers de personnes du droit à un niveau de vie décent, qui passe notamment par un accès suffisant à la nourriture et à l'eau, mais aussi du droit de gagner sa vie en travaillant, du droit à un environnement sain et du droit à la santé.

Ce rapport, intitulé Nigeria. Petroleum, pollution and poverty in the Niger Delta, indique également que le gouvernement nigérian ne parvient pas à faire rendre des comptes aux compagnies pétrolières pour les pollutions qu'elles ont causées.

« Les compagnies pétrolières profitent depuis trop longtemps de la faiblesse du système réglementaire nigérian, a déclaré Audrey Gaughran d'Amnesty International. Elles ne prennent pas des mesures suffisantes pour éviter les dégâts environnementaux et souvent elles ne se préoccupent pas des conséquences dévastatrices de leurs mauvaises pratiques sur la vie des habitants. »

Le delta du Niger représente l'un des dix principaux écosystèmes marins de zone côtière humide au monde et il abrite quelque 31 millions de personnes. Il contient également d'importantes réserves d'hydrocarbures, exploitées depuis des dizaines d'années par le gouvernement du Nigeria et des compagnies pétrolières multinationales.

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) décrit la région comme souffrant« de la négligence administrative, d'infrastructures et de services sociaux en train de s'effondrer, d'un fort taux de chômage, de la misère sociale, d'une pauvreté abjecte, d'une crasse repoussante et d'un conflit endémique ». Cette pauvreté, qui contraste avec la richesse générée par le pétrole, est devenu l'un des exemples les plus frappants et les plus inquiétants de la « malédiction des ressources ».

Selon certaines estimations, le pétrole a rapporté 600 milliards de dollars (environ 430 milliards d'euro) depuis les années 1960. Malgré cela, de nombreuses personnes vivant dans les zones de production doivent utiliser une eau polluée pour boire, cuisiner et se laver. Elles doivent aussi consommer du poisson contaminé par les hydrocarbures et d'autres toxines.

« Les moyens de subsistance de plus de 60 % des gens qui vivent dans cette région proviennent de leur environnement naturel, a ajouté Audrey Gaughran. Pourtant, la pollution générée par l'industrie pétrolière détruit les ressources vitales dont elles dépendent. » 

La pollution par le pétrole tue les poissons, leurs sources de nourriture et leurs œufs, et elle compromet leur capacité à se reproduire, entraînant des dégâts à la fois à court et à long terme. Elle endommage également le matériel de pêche.

Les déversements d'hydrocarbures et de déchets nuisent gravement aux terres agricoles. À long terme, ils rendent les sols moins fertiles et font baisser la productivité, dans certains cas pour des dizaines d'années. Bien souvent, les effets à long terme sapent la seule source de subsistance d'une famille.

La destruction des moyens de subsistance ainsi que l'absence d'obligation de rendre des comptes ont amené certaines personnes à voler du pétrole et à se livrer à des actes de vandalisme sur des infrastructures pétrolières dans l'espoir d'obtenir des indemnités ou des contrats de dépollution.

De plus en plus, des groupes armés exigent un plus grand contrôle des ressources de la région et se livrent au vol de pétrole à grande échelle ou enlèvent le personnel des compagnies pour obtenir une rançon. Les représailles du gouvernement contre l'activisme et la violence impliquent fréquemment un recours excessif à la force et les communautés sont soumises à la violence et à un châtiment collectif, ce qui accroît la colère et le ressentiment.

Dans le delta du Niger, les acteurs de l'industrie pétrolière sont à la fois l'État nigérian et les filiales de compagnies multinationales. Shell Petroleum Development Company (Shell), une filiale de Royal Dutch Shell, est le principal exploitant au sol. La majorité des cas portés à la connaissance d'Amnesty International et sur lesquels l'organisation a enquêté sont liés à Shell. 

Les déversements d'hydrocarbures, le déversement de déchets et la combustion de torchères sont bien connus et endémiques. Les épanchements de pétrole sont dus à la corrosion des oléoducs, à un mauvais entretien des infrastructures, à des fuites, à des erreurs humaines, ou sont la conséquence d'actes délibérés de vandalisme, de vol de pétrole ou de sabotage.

L'étendue de la pollution et des dégâts sur l'environnement n'a jamais été correctement évaluée. Les chiffres existants varient considérablement en fonction des sources, mais des centaines de fuites surviennent chaque année. D'après le PNUD, plus de 6 800 déversements ont été enregistrés entre 1976 et 2001. Selon l'Agence nationale pour la détection et la réaction aux déversements accidentels de pétrole, quelque 2 000 sites au moins avaient besoin d'être nettoyés en raison d'une pollution liée aux hydrocarbures. Le nombre réel est peut-être plus élevé.

Dans le delta du Niger, le système réglementaire est très défaillant. Le Nigeria dispose de lois et de règlements stipulant que les compagnies doivent répondre aux normes internationales de « bonnes pratiques en matière d'exploitation pétrolière » et d'autres outils législatifs et réglementaires qui protégent l'environnement, mais cette législation est peu appliquée. Les agences gouvernementales chargées de la faire respecter sont inefficaces et sont, dans certains cas, prises dans des conflits d'intérêts.

« Les populations vivant dans le delta du Niger on vu leurs droits humains sapés par des compagnies pétrolières auxquelles leur gouvernement ne peut pas – ou ne veut pas – demander des comptes, a déclaré Audrey Gaughran. On leur a systématiquement refusé toute information relative à la manière dont l'exploration et la production pétrolières allaient les affecter et elles ont, à bien des reprises, essayé en vain d'obtenir justice. »

Source: Aminstie Internationnale

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 03:12

Nigeria : l'éternelle marée noire

C'est l'une des plus grandes catastrophes écologiques au monde. Depuis plus d’un demi-siècle, une marée noire perpétuelle souille le delta du Niger. Une histoire qui a commencé en 1956 quand Shell, la compagnie historique, ouvrait son premier puits à Oloibiri.

 

 

 

Le sang du Nigéria - Spécial Pétrole Africain - Thalassa

 

 

Agissons

Demandez au président du Nigéria de s’engager à assainir le delta du Niger et à règlementer l’industrie pétrolière. 
SIGNEZ LA PÉTITION EN LIGNE

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 21:06

Par David Servan-Schreiber

LEMONDE.FR | 07.10.08 | 16h34   Mis à jour le 07.10.08 | 20h00

Aujourd'hui, nous sommes en face d'une épidémie de cancer. Un Français sur quatre mourra de cancer. Et bien souvent avant l'âge de 65 ans. Je suis moi-même du mauvais côté des statistiques depuis mes 31 ans, quand j'ai découvert que j'avais une tumeur au cerveau.

Depuis 1940, nous assistons dans nos sociétés à une augmentation rapide et considérable des cancers les plus fréquents (poumon, sein, prostate, colon). Cela s'explique en partie par le fait que nous sommes plus nombreux à vivre plus vieux – assez longtemps pour développer un cancer – et que nous savons mieux le détecter. Mais ces deux facteurs ne rendent compte que partiellement de l'augmentation des cancers. Car chez les enfants et adolescents, les chiffres progressent aussi : de 1 à 1,5 % annuellement depuis les années 1970. Et il s'agit de cancers que l'on ne dépiste pas.

Pour les cancers les plus fréquents les taux sont beaucoup plus élevés chez nous que dans les pays asiatiques. Mais quand les Asiatiques émigrent en occident, ils rattrapent nos taux en une ou deux générations. Les Asiatiques vivant en Asie ne sont donc pas protégés par leurs gènes, mais par leurs modes de vie et leur environnement.

Les études les plus récentes le montrent : 15 % au plus des cancers sont dus à des facteurs génétiques – et seulement partiellement. 85% ne le sont pas. Pourtant, le cancer frappe bien les familles : une étude marquante publiée dans le New England Journal of Medicine a montré que les enfants adoptés à leur naissance et nés de parents morts de cancer avant l'âge de 50 ans, présentaient autant de risques de cancer que leurs parents adoptifs, non leurs parents biologiques. Ce qui est transmis de génération en génération, ce sont des habitudes et des conditions environnementales. Non des gènes responsables du cancer.

Nous continuons pourtant à consacrer 97 % de notre recherche à des méthodes de soin plus efficace et de détection plus précoce. 3% seulement des moyens sont investis sur le traitement des causes de l'épidémie.

J'ai été un membre fondateur de Médecins sans Frontières aux États-Unis. J'ai été volontaire en Irak, au Guatemala, au Tadjikistan et au Kosovo. J'ai vu des épidémies dans les camps de réfugiés. Aucune épidémie de choléra ne peut être stoppée par la détection précoce ni par les traitements antibiotiques – des méthodes par ailleurs précieuses et efficaces pour soigner chaque malade individuellement. Parce que l'épidémie se répand toujours plus rapidement que notre capacité à traiter chaque victime.

Dans les années 1800, l'Europe et les États-Unis ont subi plusieurs grandes épidémies de choléra. Partout, elles ont pu être stoppées à chaque fois sans le soutien des antibiotiques. A l'époque, le concept de micro-organisme infectieux n'avait pas même été découvert. Mais nos dirigeants ont eu assez de clairvoyance et de volonté pour agir sur ce qui apparaissait comme la cause environnementale la plus probable : les sources d'eau contaminée. Et de fait, ils ont réussi à arrêter le choléra. Paradoxalement, si les antibiotiques avaient existé à l'époque – et si les responsables de l'époque avaient compté sur eux pour affronter l'épidémie comme nous comptons aujourd'hui sur les traitements anti-cancer – ils n'auraient sans doute jamais réussi à juguler le choléra.

Aujourd'hui, nous disposons d'infiniment plus de données sur les causes probables de l'épidémie de cancer moderne que nos ancêtres n'en disposaient à propos du choléra. Le Fonds international de recherche sur le cancer a conclu, dans son rapport de 2007, que "la plupart" des cas de cancer dans les sociétés occidentales pourraient être évités en changeant nos modes de vie :

- 40 % par des modifications de l'alimentation et de l'activité physique (consommer plus de légumes et de fruits, moins de sucre, moins de viande rouge ; marcher régulièrement ou faire 30 minutes d'exercice physique, six fois par semaine) ;

- 30 % par l'arrêt du tabac ;

- et 10 % par la réduction de la consommation d'alcool.(1)

Il existe aussi maintenant des donnés précises montrant que certains aliments, comme le brocoli, les choux, l'ail, les oignons, le curcuma peuvent aider directement à tuer les cellules cancéreuses et réduire la croissance des nouveaux sanguins dont elles ont besoin pour se développer en tumeurs menaçantes (2).

La réduction des produits chimiques cancérigènes abondamment présents dans notre environnement moderne (pesticides, estrogènes, benzène, PCB, alkylphénols des produits nettoyants, parabènes dans les cosmétiques et les shampoings, phtalates dans les plastiques, etc.) pourraient également contribuer au recul du cancer, comme le reconnaît désormais une commission de l'INSERM sur "cancer et environnment".

En négligeant d'investir dans les recherches et les programmes préventifs qui découlent de ces faits scientifiques établis, en refusant même d'en discuter, nous créons un sentiment d'impuissance vis-à-vis du cancer. La plupart des gens continuent de voir le cancer comme une sorte de roulette russe génétique, alors qu'il n'en est rien. Face au cancer, nous devons certes éviter de donner de faux espoir, mais nous devons lutter encore plus énergiquement contre le faux désespoir.

Il est temps de pousser notre société, et chacun d'entre nous, à affronter dès aujourd'hui les causes de cette épidémie moderne.

David Servan-Schreiber, psychiatre, professeur de psychiatrie, auteur de Anticancer (Robert-Laffont, 2007).

 

 

(1) Total : 80 % des cancers peuvent être éliminés

(2) Les aliments contre le cancer : La prévention du cancer par l'alimentationRichard Béliveau et Denis Gingras

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 19:54

Dans cette vidéo, les experts nous montrent que les stations d'épuration ne peuvent éliminer les quantités massives des médicaments que nous consommons.

Résultats: Les poissons mâles voient pousser des ovaires sur leur penis!


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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 16:24

Environ 400 spécialités pharmaceutiques – certaines utilisées de façon très courante– contiennent des parabènes

Source: AFP/JOËL SAGET. Journal Le Monde du 23.05.11 | 11h39

 

 

Environ 400 spécialités pharmaceutiques – certaines utilisées de façon très courante– contiennent des parabènes, ces conservateurs dont la toxicité et les effets cancérigènes font l'objet de débats scientifiques et dont l'Assemblée nationale a voté l'interdiction le 3 mai. La liste, établie par Le Monde, comprend aussi bien des dentifrices que des médicaments utilisés en chimiothérapie anticancéreuse.

Parmi les produits les plus courants listés : de nombreux cosmétiques pour bébé ; des crèmes comme la Biafine ; de nombreux sirops contre la toux (Clarix, Codotussyl, Drill, Hexapneumine, Humex, Pectosan, Rhinathiol) ; des pansements gastriques (Maalox, Gaviscon) ; des traitements des troubles du transit intestinal (Motilium) ou des nausées et vomissements (Primpéran) ; les formes en suspension buvable de médicaments cardiovasculaires (Cozaar, Vastarel) ou antibiotiques (Josacine, Zinnat) ; des médicaments contre la douleur et la fièvre (formes génériques d'ibuprofène et de paracétamol) ; les traitements de l'asthénie (Sargenor) ; sans oublier les formes génériques de ces médicaments.

Les parabènes sont présents dans des milliers de produits cosmétiques, alimentaires et dans des médicaments afin d'éviter le développement de champignons et de micro-organismes qui pourraient être nocifs pour l'homme. Les conservateurs ont également pour objectif d'empêcher la dégradation du médicament et la baisse de son efficacité, voire d'éviter sa nocivité.

 

Le 3 mai, les députés avaient créé la surprise en adoptant, contre l'avis du gouvernement, la proposition de loi de Yann Lachaud (Nouveau Centre, Gard) visant à interdire l'utilisation des phtalates, des parabènes et d'alkylphénols, trois catégories de perturbateurs endocriniens.

Le texte doit encore être voté par le Sénat, mais l'inquiétude règne dans les secteurs industriels concernés, qui se verraient obligés, en cas d'adoption définitive, de trouver des substances de remplacement.

Une étude de toxicologie, menée par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) avec le concours de plusieurs laboratoires pharmaceutiques, est en cours. "Les 400 spécialités pharmaceutiques contenant des parabènes, sous forme méthyle ou propyle, concernent environ 80 firmes titulaires d'autorisations de mise sur le marché", estime Vincent Gazin, responsable de l'unité de toxicologie clinique de l'Afssaps et pilote de l'étude en cours, dont les résultats sont attendus pour novembre.

EFFETS TOXIQUES

L'Afssaps s'est penchée sur la question des parabènes dès 2004, notamment à la suite de la publication d'une étude britannique. Une chercheuse de l'université de Reading, Philippa Darbre, et ses collègues avaient retrouvé des parabènes intacts dans des tumeurs du sein, en particulier du parabène de méthyle (1). "Cela démontre qu'au moins une partie des parabènes présents dans les cosmétiques, l'alimentation et les produits pharmaceutiques peut être absorbée et retenue dans les tissus du corps humains" sans être transformée, estimaient les auteurs.

Ils précisaient cependant que les études menées jusque-là n'avaient pu déterminer la source et le chemin emprunté par les parabènes retrouvés dans des tissus humains. En revanche, ils évoquaient l'hypothèse d'un effet favorisant le développement de cancers par le biais de l'action proche des oestrogènes qu'exercent les parabènes, décrite depuis 1998.

L'étude de Mme Darbre a fait l'objet de critiques, mais l'Afssaps a préféré engager une évaluation de la sécurité d'emploi des parabènes en constituant un groupe d'experts ad hoc dès juin2004. Le Bulletin des vigilances de l'Afssaps, daté de juin 2005, indiquait que les experts avaient conclu que les parabènes "sont peu toxiques et bien tolérés, bien que des réactions allergiques puissent survenir chez certaines personnes".

Néanmoins, le groupe de scientifiques avait relevé que des études avaient "établi que ces conservateurs pourraient être à l'origine d'une faible perturbation du système endocrinien". Ils précisaient que les données disponibles ne permettaient pas de "caractériser ni de quantifier le risque, notamment cancérigène, qui pourrait être associé à la perturbation endocrinienne".

Les experts soulignaient cependant la mise en évidence d'effets toxiques sur la reproduction chez le jeune rat (2), par une équipe japonaise, ajoutant que ces études"suggèrent un risque potentiel pour la fertilité masculine", observé avec le parabène de propyle mais pas avec la forme méthyle.

"L'évaluation de 2004 avait laissé des zones d'ombre et l'étude japonaise montrant une altération de la fertilité chez le jeune rat présentait des insuffisances. Nous avons donc décidé de refaire une étude chez le jeune rat avec le parabène de propyle", explique M. Gazin. Six laboratoires pharmaceutiques sont parties prenantes de cette investigation, dont le coup d'envoi a été donné en avril 2010.

Reste que si, à eux seuls, les parabènes n'étaient pas à même de perturber significativement le système hormonal, la question resterait posée d'un effet cumulatif avec des expositions à d'autres perturbateurs endocriniens.

Paul Benkimoun Article paru dans l'édition du 24.05.11

 

(1) Darbre PD, Harvey PW. Paraben esters: review of recent studies of endocrine toxicity, absorption, esterase and human exposure, and discussion of potential human health risks. J Appl Toxicol. 2008 Jul;28(5):561-78.

(2) Vo TT, Jung EM, Choi KC, Yu FH, Jeung EB. Estrogen receptor α is involved in the induction of Calbindin-D(9k) and progesterone receptor by parabens in GH3 cells: A biomarker gene for screening xenoestrogens. Steroids. 2011 Jun;76(7):675-81.


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Published by Dr. Christian Linard, PhD, Biochimiste clinique - dans Médicaments
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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 06:11

Une artiste au service de ceux qui ont perdu une partie d’eux-mêmes soit depuis la naissance ou soit à la suite d’un grand traumatisme ou d’une grave maladie.

Je vous invite à découvrir le fascinant métier d’épithésiste au travers de Louise Desmeules qui pratique à l’Hôtel-Dieu de Québec. 

 

Epithesiste.JPG



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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 12:31

Avez-vous déjà acheté de la viande enroulée dans des feuilles plastiques ou parfois observé que le morceau de lard enroulant un morceau de viande y était fortement « collé »!

Ne croyez pas que ce beau morceau de viande, enrobé de cellophane, que vous achetez dans les grandes surfaces provienne d’une seule bête.  En fait, il est probable qu’il s’agisse de plusieurs morceaux de moins bonne qualité et de bêtes différentes que l’on a recollées ensemble.  Comment est ce possible?  Est-ce que cette pratique est dangereuse?  Et si oui, pourquoi?  C’est ce que nous allons voir ensemble.


 Qu'est-ce que cette « colle à viande »? 

 

La « colle à viande » est en fait une poudre d’enzymes lyophilisées qui sont capables de créer des liaisons covalentes entre deux protéines différentes (liaisons inter-caténaires).  L’enzyme la plus couramment utilisée est la transglutaminase d’origine bactérienne (1).  L’industrie utilise également la « fibrine glue » (aussi appelée la colle ou le sellant fibrine) qui est une combinaison de plusieurs enzymes notamment la thrombine et son substrat le fibrinogène.  La thrombine et le fibrinogène sont des facteurs de coagulations isolés à partir du sang porcin ou bovin et qui sont impliqués dans la formation du caillot sanguin.

 

La « fibrine glue » est utilisée également en chirurgie pour suturer sans fils, différents tissus entre eux comme par exemple souder deux vaisseaux sanguins ensemble ou lors d’une greffe de la cornée.

 

Réaction catalysée par la transglutaminase (2)

Transglutaminase-reaction.JPG

Formation d’une liaison covalente entre un résidu lysine et glutamine de deux protéines différentes.

 

Application

 

Pour coller les différents morceaux de viandes entre eux, il suffit de les saupoudrer avec cette enzyme, de les enrober avec un film plastique et de les réfrigérer quelques heures.  La soudure enzymatique est tellement bien faite, quelle résiste parfaitement à la cuisson et que même une expert boucher ne peut plus faire la différence entre un morceau de bœuf de première qualité et l’assemblage de morceaux de viandes de moins bonnes qualités.

Transglutaminase illustration 1

Assemblage inséparable même par la cuisson, de plusieurs morceaux de viandes.

Source de l'image. 

Cette colle à viande est également utilisée pour assembler des morceaux :

de porc (jambon)

de poulet

d’agneau

des viandes transformées

de la chair imitation de crabe

des produits de la pêche


L’un des plus gros fournisseurs de transglutaminase est la firme Ajinomoto. C’est également un des leaders dans la production d’aspartame.

Cette colle est également utilisée dans la production de yaourts sans matières grasses (3), des fromages et les pâtes de blé, afin d’améliorer la texture de ces aliments. 

 

La « colle à viande » : contraire à l’éthique?

 

Comme les fabricants de produits alimentaires ne sont pas tenus pour divulguer ce qu’ils font, le consommateur n’a aucun moyen de savoir s’il achète un morceau entier ou un morceau reconstitué de plusieurs fragments.  En principe, le morceau unique devrait coûter beaucoup plus cher que le morceau reconstitué; en réalité ce n’est pas du tout ce qui ce passe.  Les morceaux reconstitués sont vendus à prix fort comme les pièces entières, il y a donc une volonté évidente de tromper les consommateurs.

 collage-boeuf-poulet.jpg

 

Illustration de l’assemblage parfait de 9 morceaux de viandes (4 morceaux de poulet et 5 morceaux de bœuf). Source de l'image 


La « colle à viande » : potentiellement dangereuse!

 

La technique de souder ensemble différents morceaux de viandes représente un risque important d’intoxication alimentaire.

En effet, pour un même poids de viandes, la surface d’un seul morceau de viande est plus petite que si ce même morceau est coupé en plus petits morceaux.  Par conséquent, la quantité de bactéries se retrouvant à l’intérieur d’une viande reconstituée est une centaine de fois plus élevée que pour un seul morceau.  Ainsi si vous faites cuire ce morceau de viande reconstitué pour l’avoir toujours « bleu » c'est-à-dire saignant (une manière saine de cuire la viande), vous courrez un risque beaucoup plus grand de contracter une infection bactérienne par exemple à Escherichia coli O157:H7 responsable de plusieurs pathologies, dont la colite hémorragique, le syndrome hémolytique et urémique et le purpura thrombotique thrombocytopénique, à Salmonelle ou encore à Listeria.

En cas de contamination de tels produits, il est pratiquement  impossible de discerner la source de la contamination, puisque les morceaux de viande proviennent de plusieurs centaines de bovins originaires de producteurs différents.

Chaque année aux États Unis, on compte 76 millions d’intoxications alimentaires responsables de 325 000 hospitalisations et 5 000 décès (4).

 

C’est pour toutes ces raisons que le parlement de l’Union Européenne a interdit cette pratique le 20 mai 2010 (5),

 

 

 

 

 

 

Références:

 

(1) Remarque : il existe dans le sang des mammifères une enzyme : le facteur XIII qui possède la même activité catalytique que la transaminase bactérienne.

(2) Yokoyama K et al. Properties and applications of microbial transglutaminase. Appl Microbiol Biotechnol. 2004 May;64(4):447-54.

(3) Zbikowska et al. Manufacturing processes influence the proteolytic action of rennin on casein in several dairy products, Food Research International, Volume 26, Issue 1, 1993, Pages 19-26

(4) Mead Paul S. et al. Food-Related Illness and Death in the United States. Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Georgia, USA. http://www.cdc.gov/ncidod/eid/vol5no5/mead.htm

(5) Mallove Zach. EU Bans 'Meat Glue' 24 mai 2010 http://www.foodsafetynews.com/2010/05/eu-bans-meat-glue/ et http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+MOTION+B7-2010-0264+0+DOC+XML+V0//FR

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Published by Dr. Christian Linard, PhD, Biochimiste clinique - dans Industrie Agro-Alimentaire
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