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  • Dr. Christian Linard, PhD, Biochimiste clinique
  • Dr. Christian Linard, PhD, DEPD, CSPQ.
Biochimiste clinique,
Biologiste moléculaire,
Professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières (Qc) Canada;
Directeur du Laboratoire LSIA
  • Dr. Christian Linard, PhD, DEPD, CSPQ. Biochimiste clinique, Biologiste moléculaire, Professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières (Qc) Canada; Directeur du Laboratoire LSIA

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 17:02

Un « effort » environnemental de la part de l’industrie agro-alimentaire!


Le porc et la volaille ont comme alimentation de base des grains, principalement les grains de maïs et de soja.  Ces grains sont riches en phytine (un sucre à 6 carbones associé à 6 phosphates et à du calcium et du magnésium) que le tube digestif de ces animaux ne peux digérer et qui par conséquence se retrouvent en grande quantité dans les fientes des oiseaux d’élevages et le lisier de porc (1).  Ces déchets organiques très riches en phosphates sont répandus sur les champs.  Avec les pluies, ces phosphates finissent par se retrouver dans les rivières, les fleuves et les lacs, ce qui favorise la croissance des algues, des plantes marines et des bactéries.  En bout de ligne, cette croissance appauvrit l’eau en oxygène et provoque la mort de la vie marine.  C’est ce que l’on appelle l’eutrophisation.

 

Phytine-copie-1.JPG

Structure chimique de la phytine

 

Pour éviter le problème, les industries qui produisent la nourriture pour la volaille et du porc, ajoutent dans leur alimentation une enzyme extraite des levures; la phytase qui digère la phytine en phosphate et en inositol (un sucre à 6 carbones) (2).  Cela permet au tube digestif de ces animaux d’absorber le phosphate qui se retrouve ainsi dans leur chair et non plus dans leurs déchets. Il s’en suit une réduction de l’excrétion de phosphore pouvant allez jusqu'à 60% (3).  Pourquoi ne pas leur faire absorber 100% du phosphore?  Parce que cela tuerait ces pauvres poulets.


Un « effort » louable de l’industrie agro-alimentaire pour protéger l’environnement (4).  Mais si le phosphore des déchets animaux ne se retrouve plus dans l’environnement, il se retrouve dans notre corps qui devient ainsi une vraie poubelle à phosphore.


Et comme si cela ne suffisait pas, cette industrie agro-alimentaire injecte des sels de phosphate dans les viandes pour les « assaisonner » et en augmenter le poids (5).

 

Chicken

Poulet sous régime alimentaire

 

 

Des conséquences désastreuses pour l’humain


Examinons la chose de plus près.  Comme l’alimentation est une histoire d’estomac, ce phosphate présent dans la viande de ces animaux fini par se retrouver dans notre sang; c’est ce que l’on appelle l’hyperphosphatémie.  Or les conséquences d’une hyperphosphatémie chronique sont bien connues du monde médical.  L’hyperphosphatémie provoque : 1) une hypocalcémie suite à une précipitation de phosphate de calcium notamment dans les vaisseaux sanguins, 2) une diminution de synthèse de la vitamine D par nos reins et 3) une stimulation de la résorption osseuse conduisant à l’ostéomalacie (6).


Chez les personnes en bonne santé, l’hyperphosphatémie chronique favorise la calcification métastatique, c'est-à-dire un dépôt anormal de phosphate de calcium dans les tissus conjonctifs tels que les valves cardiaques et dans les organes comme les muscles.

L’excès de phosphore libre dans le sérum est capté par le muscle lisse vasculaire via un co-transporteur sodium-phosphate. Le phosphate intracellulaire augmente et active un gène, cbfa-1, qui favorise les dépôts de calcium dans les cellules endothéliales des vaisseaux sanguins.  Les parois vasculaires se calcifient et les artères se sclérosent; ce qui conduit à une augmentation de la pression artérielle systolique et par la suite à une hypertrophie du ventricule gauche.


En bref, l’hyperphosphatémie favorise d’une part la destruction de la trame minérale de l’os et d’autre part les problèmes vasculaires et cardiaques.


Rappelons qu’au Canada plus de 80 p. cent de toutes les fractures subies après 50 ans sont associées à l’ostéoporose (ce qui représente environ 138 600 fractures ostéoporotiques (7).


Les multiples vertus de la phytine (8)


La phytine ou acide phytique est un 6 phosphate ester d'inositol. Il se trouve dans presque toutes les céréales et les plantes à grains. L’acide phytine permet le stockage du phosphore organique dans les plantes.

La propriété la plus remarquable est que l'acide phytique est un puissant chélateur des métaux lourd.


Dans le corps humain, l'acide phytique inhibe la production de radicaux hydroxyles, agit comme un antioxydant dans la cellule et permettrait de lutter contre le cancer. Il préviendrait aussi la formation de caillots sanguins, de cholestérol et de triglycérides et ainsi protègerait des maladies cardiaques.

Il stimulerait les lymphocytes pour tuer les cellules tumorales et empêcherait la formation de calculs rénaux. En outre, il a été rapporté que l'acide phytique en inhibant la production d'ammoniaque préviendrait l’urémie, agirait comme un désodorisant et préviendrait la mauvaise haleine.  Finalement, il préviendrait l'intoxication alcoolique aiguë.


Dans l'industrie de transformation des aliments, la phytine permet de réduire le temps de fermentation et empêche l'oxydation des aliments et l’altération de la couleur des vins.  Il est largement utilisé comme additif pour les revêtements métalliques, comme inhibiteur de corrosion pour les surfaces métalliques, où encore comme collecteur de terres rares et métaux précieux.

 

 

Références :


(1) R. Angel et al. Phytic Acid Chemistry: Influence on Phytin-Phosphorus Availability and Phytase Efficacy. J. Appl Poult Res. ( 2002) 11:471-480. http://japr.fass.org/cgi/content/short/11/4/471


(2) Todd J. Applegate et Roselina Angel.  Phytase: Basics of Enzyme Function. Farm animal. Purdure University. http://www.extension.purdue.edu/extmedia/AS/AS-560-W.pdf


(3) Chickens on a Diet. Poultry Nutritionists Remove Pollutants From Watersheds by Adding Enzyme to Chicken Feed. American Geophysical Union. February 1, 2008. http://www.aip.org/dbis/AGU/stories/18023.html


(4) Fournisseur industriel de phytase (d’Aspergillus niger) au Québec : Laboratoires Ultrateck Laboratories Inc. http://www.ultrateck.net/frenchphytaseenzyme.html


(5) La véritable nature des poulets assaisonnés. L’Épicerie de Radio-Canada : http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/lepicerie/niveau2_6673.shtml


 (6) Leigh A Patterson et al. Hyperphosphatemia in Emergency Medicine. Medscape Reference Jun 7, 2010. http://emedicine.medscape.com/article/767010-overview#a0104


(7) Livre blanc. Ostéoporose, vers un avenir sans fractures. Mars 2011. http://www.osteoporosecanada.ca/multimedia/pdf/Livre_blanc_mars_2011.pdf


(8) Chemicalland 21. Phytin. http://chemicalland21.com/lifescience/foco/PHYTIN.htm 

 

 


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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 17:21

De l’arsenic, du plomb, du mercure, de la dioxine, du DDT, des furanes, des herbicides, des pesticides, des médicaments...dans notre sang.  Comment ce cocktail de produits chimiques (100 à 200 substances) arrivent-elles dans notre organisme ? Afin de le savoir, la journaliste Isabelle Saporta a remonté cinq filières alimentaires. 'Manger peut-il nuire à la santé ?' est une investigation longue et rigoureuse menée durant seize mois au cœur de la fabrique alimentaire. Que nous apprend cet excellent documentaire du réalisateur Eric Guéret?

 

 

 

Voici quelques révélations qu’il nous dévoile :

Des pains contaminés par des pesticides de stockage comme le pirimiphos méthyl et le piperonyl butoxide.

Les pains complets de l’industrie agroalimentaire sont les pires à consommer car ils contiennent plus de pesticides que le pain blanc et sont truffés d’additifs chimiques (plus de 200).  Conclusion : consommez du pain complet bio.

Le pain bio enrichi en poudre de lin induit une diminution de 8% du cholestérol total et de LDL, et une diminution de 35% des triglycérides sanguins et tout cela en un mois.  Ces résultats sont aussi importants que ceux obtenus avec les médicaments hypocholestérolémiants.

 

« Le porc, un produit chimique » d’après le Dr David Servan-Schreiber.

Les porcs produits par sélection génétique sont immuno-déficients ce qui oblige l’utilisation massive d’antibiotiques.   À eux seuls, les porcs consomment la moitié des antibiotiques produits. Afin que l’on ne puisse plus les détecter dans leurs viandes, l'industrie agro-alimentaire utilise des antibiotiques qui sont rapidement métabolisés par l’animal.

Les vétérinaires des abattoirs ne disposent que d’une trentaine de secondes pour décider si la viande est propre à la consommation.  Leur inspection n’est que visuelle.  Ce n’est pas avec ce contrôle que l’on peut détecter des pesticides et médicaments dans la viande.  Pour les jambons, il faudra encore ajouter des nitrites et des nitrates, des polyphosphates et des colorants comme la nitroso-hémoglobine qui oxyde l’hémoglobine humaine et favorise les problèmes cardiaques.  Pour ces raisons, les jambons ne devraient pas être consommés par les enfants.

 

Les œufs industriels contenant 20 fois plus d’acides gras oméga-6 que d’oméga-3, favorisent les processus inflammatoires, l’agrégation des plaquettes sanguines, la croissance des adipocytes et des cellules cancéreuses.

 

Des PCB et des dioxines dans la chair de saumon.

Il n’existe pas de saumon au monde qui n’ait pas 1 mg de mercure par kg de chair et parfois cela peut atteindre jusqu'à 3 mg.  C’est pour cette raison que les organismes de santé de différents pays recommandent, aux femmes enceintes, de ne pas consommer plus d’une fois par mois les    poissons prédateurs comme le thon, l’espadon ou le requin.

 

Les PCB et les dioxines, étant solubles dans les graisses, ils s’accumulent tout au long de notre vie.

 

Ajouter à cela, qu’il n’y a aucune traçabilité pour les poissons des piscicultures et donc aucun responsable en cas d’intoxication.

 

Existe-t-il des remèdes?

Oui! Par exemple les produits « Bleu, Blanc, Cœur » qui respectent non seulement l’environnement, les animaux d’élevages mais également la santé humaine.

 

Voici le documentaire: "Manger, peut-il nuire à la santé?"

 

 

 

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 21:45

 Avant de répondre à cette question, il est important de comprendre d’une part comment la carie se développe et d’autre part de bien comprendre les propriétés chimiques et biochimiques du fluor. Habituellement, la fluoration de l’eau est en général préconisée en vue de lutter contre la carie dentaire.


La carie dentaire comment cela s’attrape?

La carie dentaire est en fait une maladie bactérienne transmissible (1). En effet, des bactéries cariogènes présentes dans notre bouche sont capables de produire des acides organiques suite à la fermentation des glucides par ces bactéries.  Ces acides organiques, comme l’acide lactique, vont dissoudre le minéral de l’émail et de la dentine de nos dents.  Petit à petit, la dent va se désagréger et va se creuser.  Le point final de ce processus est connu sous le terme de carie dentaire.  Les bactéries cariogènes sont souvent transmises par nos parents.

1re conclusion : Pour lutter contre la carie, il est logique :

de ne pas nourrir les bactéries cariogènes avec des sucres et utiliser éventuellement des substituts de sucre (xylitol, sorbitol, etc.)

de tâcher de les éliminer par un brossage fréquent des dents (minimalement 2 fois par jour) et par l’usage du fil dentaire, ou par l’usage d’antibactérien (comme la chlorexidine), et par une visite régulière chez le dentiste

de protéger les dents des attaques par les acides organiques par des rinçages fréquents de la bouche avec de l’eau ou des antiseptiques liquides.  Les scellements des sillons dentaires ne sont plus recommandés.

de renforcer l’émail et la dentine de la dent grâce à un apport suffisant de calcium, de magnésium, de vitamines C et D, et par un bon apport en protéines (2).

Ces diverses actions sont recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé ainsi que par la Haute Autorité de la Santé (HAS) en France (3).

Qu’en est-il du fluor? Quelles sont ses propriétés? Agit-il sur la dent?  Et si oui comment?


Qu’est-ce que le fluor et comment agit il?

 1) Le fluor est un puissant inhibiteur enzymatique

Tout biochimiste clinique et médecin biochimiste, en charge d’un laboratoire d’analyses biomédicales où l’on effectue par exemple la mesure du cholestérol ou du glucose, savent que le fluor est un puissant inhibiteur de l’énolase (ou 2-phospho-D-glycérate hydrolyase), une métallo-enzyme de la principale voie métabolique qui fournit de l’énergie aux globules blancs et que l’on appelle la glycolyse.  Ces globules blancs privés de leur capacité à brûler le glucose, leur carburant, ne peuvent plus vivre et finissent par mourir.

En fait, le fluor n’inhibe pas que cette enzyme mais inhibe plusieurs enzymes importantes pour tous les organismes vivants; aussi bien chez les bactéries que chez les cellules eucaryotes comme nos cellules humaines.  Cette action inhibitrice s’explique par le fait que le fluor est l’atome le plus électronégatif de tous les atomes connus de la table périodique de Mendeleïev et attire à lui les minéraux nécessaire à l’activité catalytique des enzymes. C’est pour cette raison que le fluor pourrait empêcher la production d’acides organiques et pourrait nuire, un peu comme le feraient des antibiotiques, à la croissance des bactéries que nous avons dans la bouche et qui sont une des causes de nos caries dentaires (4). Mais ne crions pas trop vite victoire.  À la longue, tout comme des bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques, ces bactéries semblent aussi devenir résistantes même à de forte concentration de fluor comme on peut déjà l’observer dans les bassins de traitement des eaux usées (5).  C’est probablement aussi une des raisons pour lesquelles des études récentes ont montrées que la carie dentaire augmente à mesure que la concentration de fluorure dans l'eau augmente (6).

Le fluor inhibe également les enzymes nécessaires à la captation de l’iode et à la synthèse des hormones thyroïdiennes (7).

Cette capacité très puissante du fluor à inhiber les enzymes est utilisée dans la préparation de divers pesticides (comme la cryolite et le fluorure de sulfuryle), y compris les insecticides et les produits de préservation du bois.  Autrefois, le fluor a été utilisé pendant de nombreuses années en Europe et aux États-Unis pour traiter les traverses des voies ferrées (8).  Fait non négligeable, les insecticides à base de fluor comme le fipronyl sont mortels pour les abeilles, c’est pour cette raison que celui-ci a été interdit en France (9).

2e conclusion : Le fluor inhibe donc non seulement les enzymes nécessaires à la production cellulaire d’énergie, mais inhibe également de nombreuses autres enzymes même celles nécessaires à la réparation de l'ADN (10), ce qui endommage les chromosomes et produit des cancers chez l’humain (11).  Le fluor semble donc être un produit toxique pour l’humain, c’est aussi ce que reconnaît Santé Canada (12).

 2) Le fluor : l’atome le plus puissant oxydant

Comme nous venons de le voir, le fluor est le plus électronégatif des atomes et donc le plus puissant des oxydants.  À l’état pur, il est très toxique et extrêmement corrosif, il provoque de très graves brûlures au contact de la peau, des muqueuses, et des os.  À de plus faibles concentrations, il provoque les fluoroses du squelette et des dents. 

À de très très faibles concentrations, le fluor est cytotoxique et provoque des dommages aux structures cellulaires (incluant les ostéoblastes (13) et des inflammations locales. L’exposition chronique des humains aux composés contenant du fluor active le stress oxydatif et stimule la production de radicaux libres, au point d’être même un agent athérogène (14) et provoque des ostéosarcomes (15), un cancer des os extrêmement douloureux.

 

De par son caractère très électronégatif, le fluor s’attache à beaucoup de métaux comme le plomb ou l’aluminium.  Deux métaux très toxiques pour le système nerveux central. Le fluor est très bien absorbé par notre tube digestif et il va s’accumuler dans les os et le cerveau.  Une étude récente publiée dans The Lancet (16) décrit le fluorure comme «une substance neurotoxique émergente» qui peut endommager le cerveau en développement.  L’accumulation de fluor dans le cerveau y provoquerait des lésions neurodégénératives (17) et diminuerait même le QI (18). 

Finalement, le sel de fluor ajouté dans l’alimentation ou dans l’eau potable augmente également le vieillissement (19).

3) Le fluorapatite, un cristal incompatible avec hydroxyapatite (le cristal de l’os et de l’émail)

La solidité de nos os est assurée par un cristal que l’on appelle l’hydroxyapatite.  En présence de fluor, ce cristal se transforme en un autre cristal : le fluorapatite.  Comme ces deux cristaux ne sont pas les mêmes, ils ne peuvent s’assembler ensemble ce qui engendre une fragilisation non seulement des dents (20) mais également des os.  C’est ainsi qu’en administrant du fluor à des femmes ménopausées, les chercheurs ont constaté que le risque de fractures des os non vertébraux augmente et qu’il provoque de nombreux effets secondaires sur le tube gastro-intestinal (21, 22).

Des études montrent que l'apport de fluorure au cours des quatre premières années de vie est relié à la fluorose des incisives.  Cette fluorose est surtout très importante durant la première année car les formules lactées sont reconstituées avec de l’eau fluorée et peuvent contenir 100 à 200 fois plus de fluor que le lait maternel ou le lait de vache (23, 24). Selon le Center for Disease Control (CDC), 32 % des enfants américains souffrent de fluorose dentaire, une augmentation de 23 % depuis les années 1980. Les populations noires et hispaniques sont encore plus touchées (25).

La fluorose dentaire fragilise la dent et est un signe visible que l'enfant a été surexposé au fluorure.

Fluorose-moderee-a-severe.gif

Fluorose modérée à sévère.

 

3e conclusion : Le fluor est également toxique pour notre squelette, nos dents et notre système nerveux.

Est-ce que le fluor est utile pour les dents et  pour combattre la carie dentaire?

Le fluor agit par voie topique en permettant une reminéralisation de l’émail dentaire (26).  Cependant cette protection n’est que de 6 nanomètres d’épaisseur (ce qui est 10 000 fois inférieur à l’épaisseur d’un cheveu) et est rapidement perdue lors de la mastication des aliments (27).

Incidemment, une nouvelle étude parue en octobre 2010 dans le Journal of the American Dental Association (28) démontre encore une fois qu’il n’est pas recommandé de fluorer l’eau car cela est mauvais pour les dents, surtout celles des enfants.  En mai 2010, le Centers for Disease Control and Prevention (29) (CDC) allait dans le même sens.  Pourquoi devrions-nous faire fi de ses recommandations?

La fluoration de l’eau potable soulève de nombreux problèmes légaux, juridiques et éthiques

Si la fluoration de l’eau est considérée comme une médication, il faut que ce médicament soit d’une part homologué par les instances de santé et d’autre part qu’il y ait une ordonnance prescrite par un ordre médical.  Dans les faits, cette ordonnance serait une ordonnance collective forcée, du jamais vu et contre les libertés individuelles.

Si la fluoration de l’eau est considérée comme un « élément nutritif » comme tente à le prétendre, par exemple l’Institut national de la santé du Québec, il serait donc permis.  Attention! Ce n’est pas si simple, car il y a un jugement de la Cour Supérieure du Canada jamais contesté qui a statué que la fluoration était une «médication préventive forcée» et il y a des lois et des règlements qui gèrent les éléments nutritifs de fortification des aliments dont fait partie le fluorure et qui ne sont pas respectés dans le cas de la fluoration.

Finalement, il faudrait considérer l’origine du fluor et tenir compte de sa pureté, ce qui est encore moins évident surtout quand on sait que ce fluor est un déchet industriel. Et aussi, effectuer régulièrement des mesures de la concentration du fluor dans les eaux des aqueducs par une laboratoire accrédité par le gouvernement.

 

Dentifrices sans fluor

 

Liste des municipalités du Québec où l'eau potable est fluorée (en date Novembre 2009)

Bibliographie

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Teotia M, et al. (1998). Endemic chronic fluoride toxicity and dietary calcium deficiency interaction syndromes of metabolic bone disease and deformities in India: year 2000. Indian Journal of Pediatrics 65: 371-81.

Stratégies de prévention de la carie dentaire, HAS, 2010. http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2010-10/corriges_rapport_cariedentaire_version_postcollege-10sept2010.pdf

MARQUIS R. E., Antimicrobial actions of fluoride for oral bacteria, 1995, Canadian journal of microbiology, vol. 41, no11, pp. 955-964.

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Le fluorure : http://www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/pubs/water-eau/fluoride-fluorure/i-fra.php

Sun L, et al., Alteration of osteocalcin mRNA expression in ovine osteoblasts in dependence of sodium fluoride and sodium selenite medium supplementation. Acta Biol Hung. 2010 Mar; 61(1):52-63.

Gutowska I et al., Fluoride as a pro-inflammatory factor and inhibitor of ATP bioavailability in differentiated human THP1 monocytic cells. Toxicol Lett. 2010 Jul 1;196(2):74-9. Epub 2010 Apr 22.

Bassin EB, Wypij D, Davis RB, Mittleman MA. 2006. Age-specific fluoride exposure in drinking water and osteosarcoma (United States). Cancer Causes and Control 17(4):421-8. May.

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Hong L, Levy SM, et al. 2006. Timing of fluoride intake in relation to development of fluorosis on maxillary central incisors. Community Dentistry and Oral Epidemiology 34(4):299-309.

Levy SM and Guha-Chowdhury N. 1999. Total fluoride intake and implications for dietary fluoride supplementation. Journal of Public Health Dentistry 59(4):211-23.

CDC. Table 23 from Beltrán-Aguilar et al. 2005. Surveillance for Dental Caries, Dental Sealants, Tooth Retention, Edentulism, and Enamel Fluorosis --- United States, 1988--1994 and 1999-2002. MMWR Surveillance Summaries. 54(03);1-44.
Table 23 at
http://www.cdc.gov/mmwr/preview/mmwrhtml/figures/s403a1t23.gif
Full article at
http://www.cdc.gov/mmwr/preview/mmwrhtml/ss5403a1.htm

Featherstone JDB, Dental caries: a dynamic disease process, 2008, Australian Dental Journal; 53: 286-291.

Frank Müller, Christian Zeitz, Hubert Mantz, Karl-Heinz Ehses, Flavio Soldera, Jörg Schmauch, Matthias Hannig, Stefan Hüfner, Karin Jacobs. Elemental Depth Profiling of Fluoridated Hydroxyapatite: Saving Your Dentition by the Skin of Your Teeth? Langmuir, 2010; 26 (24): 18750.

Journal of the American Dental Association October 14, 2010; 141(10):1190-1201.

http://www.cdc.gov/fluoridation/safety/infant_formula.htm.

Voir aussi les "50 raisons de s'opposer à la fluoration" et en anglais.



 

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 12:25

 Notre-poison-quotidien-copie-1.JPG

 

C’est une conclusion que nous pourrions tirer du documentaire de Marie-Dominique Robin : « Notre poison quotidien ».

Au nom de la croissance et du profit, nous autorisons l’ajout de poisons chimiques dans notre alimentation, nous mettons en place des organismes incapables de gérer ces poisons et nous élisons des politiciens qui ne voient qu’a très court terme et ne s’intéressent aucunement à ces poisons.  Notre médecine occidentale quand à elle ne se préoccupe que du curatif et délaisse le préventif.

Malheureusement ces poisons sont à l’origine de nos cancers, nos maladies neurodégénératives et des troubles endocriniens qui ne font que croitre d’années en années.

Une manière de s’en sortir à chaque jour, c’est d’acheter des aliments biologiques dépourvu de ces produits toxiques.  « Acheter c’est voter » , avait écrit Laure Waridel; acheter c’est aussi se prémunir de nombreuses maladies chroniques et souvent mortelles.

Notre poison quotidien (Bande annonce)

 


 

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, cent mille molécules chimiques ont envahi l’environnement, et plus particulièrement l’alimentation. Des résidus de pesticides subsistent sur les fruits et légumes, des additifs alimentaires sont intégrés dans les plats préparés, et les emballages en plastique sont monnaie courante. Parallèlement, au cours des trente dernières années, les cancers, les maladies neurologiques telles que Parkinson ou Alzheimer, et les troubles de la reproduction ont considérablement augmenté dans les pays développés. Existe-t-il un lien entre cette inquiétante évolution et le déferlement des substances chimiques dans nos assiettes ?

Le film de Marie-Dominique Robin, auteure de « Le monde selon Monsanto », apporte des éléments montrant combien la réglementation alimentaire est insuffisante à protéger la population et révèle comment la soi-disant surveillance des produits chimiques et des pesticides par les autorités sanitaires permet de perpétuer l’utilisation massives de produits toxiques pour la santé humaine.  Par exemple la “Dose Journalière Admissible” est la dose en dessous de laquelle un produit connu comme toxique est toléré.  Chaque toxique est étudié indépendamment.  Pourtant, l’alimentation humaine est complexe et combine plusieurs types d’aliments, ce qui entraine une ingestion simultanée de nombreux toxiques, pouvant agir alors sur une même cible, comme par exemple les organes de productions hormonales chez l’homme.  Hors, ces combinaisons de toxiques ne sont jamais étudiées par les autorités sanitaires, un point bien démontré dans le documentaire.

 

Ci-dessous des interviews de l’auteur ainsi que des extraits de son film.

 

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 12:18

LES PRODUITS CHIMIQUES

D’après l’Institut national de la recherche et de la sécurité (INRS), la France a consommé en 2005, 4,8 millions de tonnes d’agents chimiques considérés comme cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR). Pour dix substances, la consommation était supérieure à 100 000 tonnes par an.

Le volume de substances chimiques produites dans le monde est passé de 1 million de tonnes, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, à 400 millions de tonnes annuelles.

Sur les 100 000 produits chimiques commercialisés depuis 1945 seulement 3% ont été testés, et 935 ont été évalués par le Centre international de la recherche sur le cancer (CIRC).

LES PESTICIDES

D’après l’OMS, chaque année, 1 à 3 millions de personnes sont victimes d’intoxication aiguë par les pesticides et plus de 200 000 en meurent.

>>La France représente le premier utilisateur européen de pesticides, avec une consommation annuelle d’environ 80 000 tonnes.

>> A ce jour, la Mutualité Sociale agricole a accordé le statut de maladie professionnelle à une trentaine d’agriculteurs malades, dont 10 pour la maladie de Parkinson.

Les cancers susceptibles d’être reconnus en maladie professionnelle sont les cancers du système lymphatique (leucémies, lymphomes), les myélomes, les cancers du cerveau, de la prostate, de la peau, du foie et du pancréas.

>> Le marché annuel des pesticides représente 25 milliards d’Euros.

LE CANCER

D’après l’INSERM, en France, le taux d’incidence du cancer a augmenté de 63% entre 1980 et 2000. Si l’on tient compte des changements démographiques (augmentation et vieillissement de la population française), l’augmentation du taux d’incidence depuis 1980 est estimée à +35 % chez l’homme et +43 % chez la femme.  Le cancer de la prostate est aussi le plus fréquent de tous les cancers et celui dont le taux d’incidence a le plus augmenté entre 1980 et 2005 (+6,3 %).  Son augmentation annuelle est encore plus marquée entre 2000 et 2005 (+8,5 %).  Le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquent chez la femme avec +2,4 % par an entre 1980 et 2005.

Au Canada, le cancer est aujourd’hui la première cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires.  Le taux de mortalité du cancer a augmenté de 262% entre 1950 et 1988, et de 20% entre 1980 et 2000.  Le pourcentage de décès est passé de 3,5% en 1906, à 7% en 1920, et à près de 30% en 2000.  Aujourd’hui 1 homme sur 3 et 1 femme sur 4 meurent du cancer en France.

>> D’après l’OMS, chez les enfants européens (0-14 ans), la progression du taux d’incidence du cancer a été de 1% par an au cours des trois dernières décennies, et de + 1,5 % pour les adolescents (15-19 ans).

>> Selon l’OMS, 10% des cancers seraient dus à une exposition professionnelle.  Chaque année en France, de 11 000 à 23 000 nouveaux cas de cancers sont attribuables aux conditions de travail.

>> L’explosion des cancers touche particulièrement les «pays industrialisés». En revanche dans les pays émergents comme l’Inde, l’incidence des vingt cancers les plus courants en Occident y est de 10 à 30 fois inférieure.


 

 

 

Y a-t-il davantage de cancers de nos jours ?


 

 

Birth defect : L'emploi de certains herbicides peut augmenter l'incidence des malformations congénitales.

 

 

 

LA RÈGLEMENTATION

>> La DJA, (Dose Journalière Admissible) est la quantité d’additifs alimentaires qui peut être ingérée quotidiennement, et pendant toute une vie, sans aucun risque.  Elle est calculée à partir de la NOAEL (Dose sans effet toxique observé), divisée par un facteur de sécurité de 100.  Elle s’exprime en mg de produit / jour / poids corporel.

>> La LMR (Limite Maximale de Résidu) est la quantité de résidus d’un pesticide autorisée sur une denrée alimentaire.

>> La DJA et les LMR sont fixées par le Codex Alimentarius (organisme qui dépend de la FAO et de l’OMS) sur les recommandations du Comité mixte des experts sur les additifs alimentaires (JECFA), et aussi par le Comité mixte sur les résidus de pesticides (JMPR). L’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) fixe ses propres DJA et LMR.

>> En Europe, quelques 400 molécules sont autorisées et 140 000 tonnes sont pulvérisées chaque année.  Chaque pesticide a sa DJA et ses LMR pour chaque catégorie de produit agricole.  Ce n’est qu’en juin 2009 que l’EFSA a publié son premier rapport annuel sur les résidus de pesticides.

>> 75 000 aliments ont été prélevés dans les 27 pays de l’Union européenne.  Au total, 354 pesticides ont été détectés dans les fruits et légumes et 72 sur les céréales.  Dans un quart des échantillons, on a retrouvé les résidus d’au moins deux pesticides.

LES ADDITIFS ALIMENTAIRES

>> 300 additifs alimentaires sont actuellement autorisés en Europe.

L’aspartame est un édulcorant de synthèse, que l’on retrouve dans au moins 6000 produits de consommation courante (nom de code : E 951).  Sa DJA est de 40 mg/kg de poids corporel.

 

 

 

 LES PLASTIQUES ALIMENTAIRES 

>> Chaque Européen utilise, en moyenne, 92 kg de plastiques par an. 40% proviennent de l’emballage des aliments.

>> La production annuelle du Bisphénol A (BPA) s’élève à 3 millions de tonnes. La DJA du Bisphénol A a été fixée à 0,05 mg par kilo de poids corporel. Il est important à faire remarquer que l’on est 100 fois plus exposé aux phtalates qu’au bisphénol A.

>> Depuis 10 ans, plusieurs centaines d’études ont été publiées montrant des effets du BPA à des doses très faibles, parfois 5000 fois inférieures à la DJA.

>> Lors de son quatrième rapport de «biomonitoring» (2009), le Centre pour le contrôle des maladies d’Atlanta (CDC) a détecté les traces de 212 substances chimiques dans le sang et les urines des 2400 Américains testés, avec en tête, le Bisphénol A et de nombreux pesticides.

 

 

 

SOURCES

Fiche publicitaire du documentaire « Notre poison au quotidien »

Blog de Marie-Monique Robin

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 10:49

Après avoir farouchement défendu la sécurité des colorants alimentaires artificiels, le gouvernement américain réévalue pour la première fois publiquement les aliments qui en contiennent comme du Jell-O, céréales Lucky Charms et les limonades Minute Maid; et propose qu’ils devraient porter des avertissements mentionnant que les colorants artificiels peuvent aggraver les problèmes de comportementaux tel l'hyperactivité chez certains enfants.

Cereales-colorees.jpg

Le gouvernement américain réprime, depuis plus d'un siècle, les colorants alimentaires artificiels, en partie parce que dans les débuts ces colorants n’étaient pas seulement toxiques, mais avaient aussi été utilisé à plusieurs reprises pour masquer la saleté ou carrément la pourriture.  A l’heure actuelle, les colorants alimentaires sont ajoutés simplement pour leur couleur dans un but ludique pour les consommateurs qui sont très souvent des enfants.  Ils ne servent aucun objectif de santé.

En 1950, de nombreux enfants étaient tombés malades après avoir consommé des bonbons Halloween contenant le colorant Orange n° 1, et la FDA l’a interdit, car des tests rigoureux avaient montré qu'il était toxique. En 1976, l’agence interdit le colorant Rouge n° 2 parce qu'il était soupçonné d'être cancérigène. Il a ensuite été remplacé par le Rouge n° 40, ce qui n’est pas mieux car il comme favorisant l'apparition de tumeurs du système immunitaire chez la souris, tout en déclenchant l'hyperactivité chez les enfants (1).

 

Kraft


Les Macaroni & Cheese de Kraft contiennent les colorants Jaune n° 5 et 6


Beaucoup de colorants artificiels encore utilisés aujourd'hui ont été approuvés par la FDA en 1931, comme par exemple le Blue n°1, le Jaune n°5 et le Rouge n°3. Les colorants artificiels ont été développés - comme l'aspirine l’a été - à partir du goudron de la houille, mais sont maintenant synthétisés à partir de produits pétroliers.

Dans les années 1970, le Dr Benjamin Feingold, un pédiatre allergologue de la Californie a traité avec succès les symptômes de l'hyperactivité chez certains enfants en prescrivant un régime qui, entre autres, était dépourvu de colorants artificiels.  En 2007, une étude publiée dans la célèbre revue Lancet, avait constaté que les colorants artificiels pouvaient conduire à des changements comportementaux, même chez des enfants typiques. Cela infirmait une méta-analyse en double-aveugle, contrôlée versus placebo menée, en 2004,  par David W. Schab, professeur adjoint de clinique de psychiatrie à l'Université de Columbia, qui avait déjà montré que les colorants alimentaires artificiels peuvent conduire à "une toxicité neurologique".

Il est important de remarquer que les rendements des synthèses chimiques des colorants alimentaires, sont en générale faible; ce qui signifie qu’ils sont synthétisés avec d’autres molécules non désirables, très souvent toxiques et difficiles à éliminer.  C’est notamment le cas de la benzidine présente dans les colorants Jaune n°5 et Jaune n°6.  Pour cette raison, la FDA tolère la présence de ce contaminant jusqu'à 1 ppb (parties par milliard).  Il faut savoir cependant que la benzidine est hautement cancérigène (voir son profil toxicologique, 242 pages), et que plusieurs chercheurs ont observés que ces colorants Jaunes vendus dans les supermarchés peuvent contenir de 7 à 104 ppb et parfois même 941 ppb de benzidine. Cela semble de faibles quantités, sauf que ces contaminants se retrouvent dans beaucoup d’aliments et qu’ils sont fréquemment consommés.  À la longue ces « faibles quantités » deviennent non négligeables et très dangereuses.  En effet, 31 mars 2011, l’Institut National du Cancer (NIH), publiait un rapport qui a montrait une augmentation de 9,4% des cancers infantiles entre 1992 et 2007; ce qui n’est pas très réjouissant pour parents.

Il faut aussi souligner que la recherche n’a pratiquement aucune idée sur les risques relatifs de chacun des différents colorants pris individuellement et qui pourrait faire l'objet de mesures réglementaires comme, par exemple, le Vert n°3 ou le Jaune n°6.

Les scientifiques de la FDA pensent que les problèmes associés aux colorants artificiels pourraient s'apparenter à une allergie à l'arachide, ou à une intolérance à ces substances et non pas à des propriétés neurotoxiques inhérentes aux colorants eux-mêmes. Comme pour les arachides et autres aliments qui peuvent provoquer des réactions alimentaires adverses, la FDA exige maintenant des fabricants la divulgation de la présence de colorants artificiels sur leurs étiquettes.

Remarquons que les produits bios peuvent également contenir des colorants artificiels comme par exemple fromage cheddar blanc biologique.

 Les recherches sur les comportements pédiatriques en relation avec les additifs alimentaires peuvent être difficiles et coûteuses à mener, car ils impliquent souvent des évaluations régulières et subjectives des enfants par les parents et les enseignants qui doivent être maintenus dans l’ignorance concernant les spécificités de l'étude. Et puisqu’il ya longtemps que les brevets sur les teintures ont expiré, les fabricants sont peu enclins à financer la recherche.

Les aliments populaires qui contiennent des colorants artificiels inclus les collations Cheetos, céréales Froot Loops, Pop-Tarts et Twinkies hôtesse, selon une liste exhaustive dans la requête du groupe de défense des consommateurs. Certaines chaînes d'épicerie, comme Whole Foods Market et Trader Joe's, refusent de vendre des aliments contenant des colorants artificiels.  Il en est de même pour les filiales britannique de Wal-Mart, Kraft, Coca-Cola et de Mars qui ont éliminé les colorants artificiels, le benzoate de sodium et l'aspartame de leurs lignes de produits à la suite de la demande des consommateurs et des recommandations du gouvernement.

Voici les colorants alimentaires que la FDA veut interdire à la demande du Center for Science in the Public Interest (CSPI).

 

Exemples d’aliments

Colorants

Non commun

Trouvés dans

Bonbons Twizzlers

Bonbons Twizzlers

Rouge n° 40

Rouge allura

Le colorant alimentaire le plus largement utilisé en termes de kg consommés. Présent dans les céréales, la gélatine, les bonbons et les produits de boulangerie.

Mountain Deww

Mountain Dew

Jaune n5

Tartrazine

Le deuxième colorant alimentaire plus largement utilisé, selon CSPI. Présent dans les boissons gazeuses, le pudding, les frites, les pickles, le miel, la moutarde, la gomme, les produits de boulangerie, de la gélatine et plusieurs autres aliments.

Reese s Pieces

Reese's Pieces

Jaune n ° 6

Jaune soleil

Le troisième colorant alimentaire le plus utilisée. Présent dans les céréales, les sodas à l'orange et les autres boissons, les mélanges à chocolat chaud, les pâtisseries et de nombreux autres aliments.

Cerises au marasquin

Cerises au marasquin

Rouge n ° 3

Érythrosine B

Les candies, les sucettes glacées, les cerises au marasquin, les décorations de gâteaux et autres pâtisseries.

M et M blue

M & Mme Blue

Blue n ° 1

Brillant Blue

Les crèmes glacées, les petits pois en conserve, les bonbons, boissons, desserts en poudre et les rince-bouche

M et M multicolors

M & M (plus foncé en bleu)

Bleu n º 2

Indigotine, indigo carmin

Largement utilisé pour les boissons de couleur, les bonbons et autres aliments

Barbe à papa bleue

Barbe à papa

Vert n ° 3

Fast Green FCF

L'un des colorants alimentaires les moins utilisés, selon le CSPI. Présent dans les pois en conserve, les légumes, les poissons, les desserts, les barbes à papa et d'autres bonbons.

Saucisses colorées

Les saucisses

Orange B

-

Les hot dog et saucisses. Selon CSPI, les lots d'Orange B n'ont pas été homologués pour une utilisation depuis une décennie.

 

Il reste que la meilleure façon d'obtenir de la couleur dans notre alimentation est de choisir des aliments naturellement colorés que sont les fruits et les légumes.  Contrairement aux colorants industrielles, les pigments de ces aliments possèdent de multiples propriétés bénéfiques pour la santé.  Ils sont des antioxydants, des anti-parasitaires, des anti-bactériens, des anti-viraux et préviennent de plusieurs cancers.

 


 

(1) Rapport du CSPI : "Food Dyes: A Rainbow of Risks” juin 2010

(2) Schab, David W et al., Do Artificial Food Colors Promote Hyperactivity in Children with Hyperactive Syndromes? A Meta-Analysis of Double-Blind Placebo-Controlled Trials. Journal of Developmental & Behavioral Pediatrics. 2004 - Volume 25 - Issue 6 - pp 423-434.

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Published by Dr. Christian Linard, PhD, Biochimiste clinique - dans Nutrition
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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 15:25

 

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Published by Dr. Christian Linard, PhD, Biochimiste clinique - dans Juste pour rire !!!
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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 13:07

Le cancer colorectal (côlon et/ou rectum) est la deuxième cause de décès par cancer, en Amérique du nord et en Europe. Le dépistage est donc essentiel.  On recommande de passer ce dépistage non invasif tous les deux ans environ pour les personnes âgées de 50 à 74 ans.  Ce dépistage consiste à détecter des saignements invisibles à l’œil nu (sang occulte).

Modalité de dépistage du cancer colorectal

 

Remarque : Les patients qualifiés à haut risques (antécédents familiaux de cancer colorectal) se font directement dépister par coloscopie.

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Published by Dr. Christian Linard, PhD, Biochimiste clinique - dans Cancer
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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 14:40

L'état de notre environnement détermine l'expression de notre génome.

 

 

1) Voici la plus importante mobilisation écocitoyenne d’Europe, les Initiatives Océanes sont organisées depuis 16 ans par Surfrider Foundation Europe et des bénévoles au travers d’actions de nettoyage et de sensibilisation. Ce formidable programme permet de lutter contre les déchets aquatiques.

 

 

 

 2) Combien de fois passerez vous devant une bouteille, une cannette vide ou un papier avant de les ramasser?

 

 

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Published by Dr. Christian Linard, PhD, Biochimiste clinique - dans Environnement
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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 04:29

La société espagnole Bio Fuel Systems (BFS) est à l’origine du premier procédé de conversion accélérée du CO2 en pétrole artificiel. Cette technologie de synthèse contrôlée, fruit de cinq années de recherche menée en coopération étroite avec les universités d’Alicante et de Valence, a permis la création d’une 1ère usine-pilote de production à Alicante, près de Valence en Espagne.

 

 

Un principe inspiré de la nature

Le procédé de synthèse breveté et développé par BFS s’inspire du processus naturel à l’origine de la formation du pétrole d’origine fossile. Il utilise des éléments comme la lumière solaire, la photosynthèse et les phytoplanctons (micro-algues marines) pour convertir le CO2 issu des émissions industrielles, en une biomasse puis en un pétrole artificiel similaire au pétrole fossile, sans soufre et sans métaux lourds, en quelque sorte un pétrole propre.

 

La culture intensive des micro-algues et l’absorption massive du CO2 s’opèrent en milieu fermé et dans des photo-bioréacteurs verticaux pour une optimisation des surfaces d’implantation, un meilleur contrôle des propriétés physico-chimiques du milieu d’élevage et une rentabilité optimale. 

 

 

Le pétrole issu de la technologie BFS, en 48h, est un excellent substitut au pétrole d’origine fossile. Il en présente les mêmes caractéristiques en matière de densité énergétique avec un pouvoir calorifique élevé, prouvé et certifié. Une fois raffiné, il peut être utilisé sans aucune adaptation particulière dans les moteurs. Ses coûts de raffinage sont par ailleurs moindres car exempts de soufre et de produits secondaires toxiques. A l’instar de son cousin d’origine fossile, le pétrole BFS peut également servir à fabriquer des plastiques, des solvants, des résines synthétiques, des détergents ou des engrais.

 

Les omégas-3, des partenaires essentiels de notre santé

Le gisement de biomasse obtenu au cours du processus de conversion contient 3% d’acides gras omégas-3 qui sont essentiels au bon fonctionnement des systèmes nerveux, cardiovasculaire, oculaire, cutané, pileux et reproductif.

 

Les étapes de production

Les diatomées et les algues vertes sont choisies pour les biocarburants car elles sont les phytoplanctons qui possèdent la plus grande capacité de synthèse de lipides notamment des triglycérides. Les algues vertes poussent en eau douce alors que les diatomées qui constituent plus de 90% du plancton croissent en milieu marin.

 

Première étape dans un photo-bioréacteur :

Quelques micro-algues + CO2 + sels minéraux + lumière + eau => (20 à 30°C) => croissance massive de micro-algues riche en lipides

Deuxième étape :

Prélèvement des micro-algues et élimination de l’eau

Troisième étape :

Extraction des lipides des micro-algues

Quatrième étape :

Trans-estérification des lipides

Triglycérides + méthanol – (catalyseur + température et agitation)- > éthyle-ester d’acide gras + glycérol

 

Un livre vous explique comment vous pouvez faire votre biodiesel vous-même.(1)

 

(1) « Making algae biodiesel at home »

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