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  • Dr. Christian Linard, PhD, Biochimiste clinique
  • Dr. Christian Linard, PhD, DEPD, CSPQ.
Biochimiste clinique,
Biologiste moléculaire,
Professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières (Qc) Canada;
Directeur du Laboratoire LSIA
  • Dr. Christian Linard, PhD, DEPD, CSPQ. Biochimiste clinique, Biologiste moléculaire, Professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières (Qc) Canada; Directeur du Laboratoire LSIA

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 18:32

Article rédigé par Hamza BEGHDADI et Philippe CORBIN, Internes au Doctorat de chiropratique à l'Université du Québec à Trois-Rivières (Qc)

 

 

Depuis le milieu des années 90, un débat fait rage sur l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés ou plus communément appelés OGM. Selon la Commission de l’éthique de la science et de la technologie du Québec, un OGM est « un microorganisme, une plante ou un animal dont le patrimoine génétique a été modifié par génie génétique pour lui attribuer des caractéristiques qu’il ne possède pas du tout ou qu’il possède déjà, mais à un degré jugé insatisfaisant à son état naturel, ou pour lui enlever ou atténuer certaines caractéristiques jugées indésirables »(1).  La méthode de transformation génétique se nomme la transgénèse. Chez les végétaux, il y a le transfert direct, via un canon à particules et le transfert indirect, via une bactérie du sol, Agrobacterium tumefaciens. La première transgénèse a été réalisée en 1973, ce qui a mené à la commercialisation de l’insuline GM en 1983. En 1990, les gouvernements canadiens et américains autorisent la commercialisation du premier produit alimentaire modifié la chymosine, en tant que substitut à la présure, utilisée pour cailler le lait. Ce n’est que dans les années 80 que les techniques d’insertion chez les végétaux ont commencées. En 1994, la première pomme de terre issue du génie génétique, qui est résistante au doryphore de la pomme de terre, est commercialisée. Elle n'est cependant plus commercialisée. Au même moment, la tomate transgénique Flavr Savr™, à mûrissement retardé, est autorisée en Amérique du Nord. Cette tomate n'est plus, elle aussi, commercialisée.

 

Au Canada, l’approbation des OGM repose sur trois organismes du gouvernement fédéral : l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), Santé Canada et Environnement Canada. Une dizaine d’OGM sont commercialisés au Canada, dont certains sont résistants aux insectes, comme le maïs Bt, la pomme de terre Bt, la tomate Bt et le coton. Certains sont tolérants aux herbicides, comme le maïs, le soja, le lin, le canola, le coton, la betterave, la luzerne et le riz. D’autres résistent aux virus, comme la courge, la papaye, la pomme de terre. Il y a aussi la tomate à mûrissement retardé, le soja et le canola à composition en acides gras augmentée. Ces aliments sont utilisés à des fins animales, et aucun fruit ni légume canadien ne se retrouve en épicerie, au Québec. Cependant, les aliments d’importation peuvent se retrouver en épicerie, s’ils sont autorisés (1).

 

Actuellement, au Canada, il n’y a pas de loi sur l’étiquetage des produits transgéniques. Certaines compagnies utilisent le code chiffré international, le code plu, qui indique le prix par Kg et aussi la méthode de culture employée, soit conventionnelle, biologique ou transgénique (code à cinq chiffres dont le premier chiffre est un 8 (8XXXX)) (2). Cependant, il s’agit d’un étiquetage volontaire (3).

 

La littérature met en évidence les effets nocifs des OGM sur l’environnement, l’agriculture, la santé animale et la santé humaine. En effet, au niveau environnemental, l’utilisation d’OGM favoriserait l’intensification de l’usage d’herbicides et de pesticides, ainsi que l’apparition de mauvaises herbes et insectes nuisibles résistants (4, 5). Les OGM pourraient aussi contaminer les autres cultures par pollinisation croisée ou par transmission horizontale de gènes, par les bactéries du sol, entre des espèces non apparentées (1, 26, 27). Pour ce qui des risques sur la santé humaine, des études récentes montrent que le glyphosate, le glufosinate et les toxines Bt provenant des OGM sont associés à des formes de cancer, des avortements spontanés et des troubles de comportement chez l’enfant (6, 7, 8, 9) et une étude récente réalisée sur 69 femmes, dont 39 enceintes, en Estrie, au Québec, montre qu’ils contaminent les fœtus et la mère (10).  L’utilisation massive d’herbicides sur les champs d’OGM serait cytotoxique au niveau fœtal et les conséquences seraient sous-estimées (11).  Certaines études réalisées montrent que la consommation d’OGM est «aussi sécuritaire et nutritive que les aliments conventionnels»  (12, 13, 14). Cependant, les trois OGM testés sont produits par la compagnie Monsanto, et les auteurs de ces trois articles travaillent pour Monsanto (15), ce qui pourrait être perçu comme un conflit d’intérêt. Des cas d’OGM allergènes ont été signalés, comme le cas du soja à base de la noix de Brésil (16). Pour ce qui est des risques sur la santé animale, le Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), a remis en question certaines études réalisées par Monsanto, qui prétendaient que les OGM n’avaient aucun effet nocif sur la santé animale et humaine (12, 13, 14). Les résultats obtenus, par la CRIIGEN, en suivant le même protocole, ont montré que le maïs modifié (MON863) est toxique au niveau rénal et hépatique chez le rat (17). De plus, une autre étude montre que l’utilisation d’OGM, dans une diète chez le rat, à base de pomme de terre Bt, pourrait modifier l’expression de la lectine et causerait des dommages de la paroi intestinale à moyen terme (18).

 

Il y a aussi des risques associés à la transmission possible du transgène. En effet, la littérature montre que lors de l’insertion du transgène, environ 50% du résultat est imprévisible, soit par instabilité ou soit par recombinaison spontanée aléatoire (19, 20, 21).  Il y a aussi le problème de traçabilité des OGM, soit dans les produits alimentaires pré-préparés ou dans la viande d’animaux nourris avec des OGM. Actuellement, les méthodes de traçabilité ne permettraient pas de trouver des séquences d’ADN modifiés dans le sang d’animaux (1, 22), alors que d’autres études prétendent avoir détectés des fragments d’ADN transgéniques dans les organes, comme le foie, la rate, le tractus gastro-intestinal, d’animaux (23), alors que la détection dans les aliments, selon des études de l’Université Laval et McGill, est généralement acceptée (24, 25).

 

La mise en marché, au Canada, repose sur deux principes : la gestion du risque (et non pas l’évaluation du risque), et le principe d’équivalence substantielle. Celui-ci prétend que la transgénèse ne modifie pas les propriétés d’usage d’une plante transformée en se basant sur l’apparence des similitudes entre les aliments OGM et les non OGM, ce qui va à l’encontre de la définition même d’un OGM. De plus, des études montrent qu’il y a des différences notables de la structure d’une fève, en la rendant immunogène (28, 29).  Les autorisations de mise en marché serait octroyées de façon biaisée et en faveur des compagnies d’OGM (17, 30, 31, 32, 33).

 

De la subsistance des transgènes

Il existe de nombreuses études relatant de la subsistance des transgènes dans l’organisme hôte.

Certains auteurs suggèrent que l’ADN ingéré n’est pas totalement dégradé et est détectable par PCR (36).  De plus, l’ADN ingéré de l’OGM maïs (Bt-maïs)  est partiellement résistant aux activités mécaniques et enzymatiques du TGI et n’est pas complètement dégradé chez le cochon. Ces fragments peuvent se retrouver dans les organes et tissus du cochon (37).  Les mêmes conclusions existent chez les ovins (38).

Également, l’ADN de plante transgénique a été détecté dans les muscles, foies, rate et rein de poulets (39).

Il existe également des cas où le transgène a été détecté dans la phase solide des digestats duodénaux et gastriques des vaches laitières nourries avec du soya GM (gène cp4 epsps pour Monsanto Roundup Ready Soybean Event GTS 40-3-2) (40).

Il a été démontré que l’ingestion orale de M13 DNA ne survie pas uniquement transitoirement dans le TGI des souris, mais peut également pénétrer dans la circulation sanguine, atteignant ainsi le noyau et les leucocytes, les cellules de la rate et du foie et le système placentaire (75, 76).

Il peut dès lors être démontré que l’intégration d’ADN hétérologue peut être significativement augmenté s’il est lié à une séquence d’ADN qui est homologue au génome hôte (77).

 

Ajoutons qu’en laboratoire, le transfert des gènes de résistance antibiotique à partir de plantes transplastomiques est possible (ce qui n’est pas surprenant considérant l’origine procaryotique des chloroplastes) (41, 42).

Ces quelques études scientifiques tendent à démontrer que l’ADN transgénique est tout à fait présent dans l’organisme de l’animal (incluant les humains) qui l’ingère et pourrait être à l’origine de recombinaisons et d’incorporations pouvant théoriquement altérer le génome et le protéome de l’hôte ou des bactéries du TGI de l’hôte. Cela pourrait donner lieu à des transferts de résistance bactérienne par exemple. C’est pour cette raison que les marqueurs de gènes qui encodent la résistance antibiotique cliniquement importante ne devraient pas et ne sont pas utilisées dans les plantes transgéniques (43).

 

Effets cytotoxiques

L’incorporation de l’ADN étranger dans la nourriture  peut causer des effets indésirables qui ont été quantifiés et ils existent chez différentes espèces.

Un nombre grandissant d’études scientifiques montre que l’exposition de plusieurs espèces d’animaux (souris, rats, chèvres, moutons, vaches, poules) aux OGM agroalimentaires peut induire des problèmes de reproduction, rendre infertile, causer des maladies et la mort [44 à 73].

Par exemple, certains auteurs suggèrent la participation de la patate Bacillus thuringiensis var. kurstaki (CryI gene) traitée à la delta-endotoxine dans le développement de l’iléon hyperplasique chez la souris (34). De plus, les patates GM augmentent le nombre de bactéries phagocytées par les monocytes et le pourcentage de neutrophiles produisant des ROS chez les rats (35). Ces études sous-tendent l’existence d’une certaine cytotoxicité chez les mammifères.

 

Récemment, des chercheurs ont découvert de nouveaux effets secondaires reliés à la consommation de certains mais GM (NK 603, MON 810 et MON863), essentiellement en relation avec les organes de détoxification (foie et reins). D’autres effets ont été observés sur le cœur, glandes adrénergiques, rate et système hématopoïétique (46).

D’autres ont étudié les modes de pré-implantation embryonnaire chez les souris nourries aux OGM. Leurs expériences immunocytochimiques et d’hybridation in situ suggèrent des altérations de la transcription et de la maturation de l’ARNm (52).

Certaines études suggèrent que des changements cellulaires sont attribuables à la consommation de soja transgénique (Antigènes Sm, hnRNPs, SC35, ARN Polymerase II diminuée, nombre de granules de chromatine augmenté, densité des pores nucléaires diminuée, élargissement du R.E.L dans les cellules de Sertoli) (51, 52, 70).

 D’autres encore ont conduit une étude sur les rats Wistar. Ils ont indiqué que la consommation de protéine de soja GM affecte la fonction pancréatique (augmentation aigue des niveaux de PAP mRNA et de changements cellulaires pancréatiques) (74).

Des études ont montré, chez les souris nourries au soja GE Roundup Ready, que l’OGM peut modifier l’activité métabolique hépatique (69).

Dans le Pioneer Hi-Bred soya modifié, il a été vérifié que la composante 2S-albumine (provenant des noix Brazil) était capable de lier l’IgE des gens allergiques aux noix Brazil. C’est pour cette raison que ce produit transgénique n’a jamais été commercialisé et qu’il est réservé aux animaux.  Idem pour le maïs StarLink (Bt contenant Cry9C) qui est interdit dans l’alimentation humaine car la protéine Bt Cry9C démontre des attributs allergènes après son expression dans le maïs (78).

 

En conclusion, il est clair que ces quelques résultats démontrent bien l’existence d’effets indésirables cytotoxiques ou allergènes des OGM. Il est évident que certains de ces effets, sans la législation et la régulation qui a encadré leur consommation, auraient causé des tords à la santé des consommateurs humains. Il existe donc un risque bien réel.

 

  Résumé des effets nocifs sur les animaux et les humains exposés aux OGM

Tiré de: Ho MW. GM is dangerous and futile. Institute for Science in Society Report )? October 2008. www.i-sis.org.uk.

 

Éspèces Types d'OGM Transgène Effet
Rats Soya Roundup Ready Rabougrissement, infertilité, mortalité
Souris Soya Roundup Ready Affection du foie, du pancréas et des testicules
Humain Cotton Cry1Ac/Cry1Ab Symptômes d'allergie
Moutons Cotton Cry1Ac/Cry1Ab Toxicité du foie, mortalité
Vaches Cotton Cry1Ac/Cry1Ab Toxicité du foie, mortalité
Chèvres Cotton Cry1Ac/Cry1Ab Toxicité du foie, mortalité
Humains Maïs Cry1Ab Maladies et mortalité
Rats Maïs Cry3Bb Toxicité du foie et des reins
Vaches Maïs Cry1Ac/Cry1Ab Maladies et mortalité
Poules Maïs

Tolérance au

glufosinate

Mortalité
Rats Tomates

Ralentissement du

mürissement

Perforatins des l'estomac
Souris Pois

Inhibiteur de

l'alpha-amylase

Inflammation des poumons, sensibilité

alimentaire générale

Rats

Pommes

de terre

Lectine

Snowdrop

Dommage dans tous les systèmes

organiques. Estomac

Souris

Pommes

de terre

Cry1A Épaississement de la paroi intestinale

 

 

Liste des risques généraux inhérents aux OGM

1

Effets incontrôlables et imprévisibles dus au processus de modification génétique

 

- Brouillage du génome hôte

- Nombreuses mutations

- Inactivation de gênes

- Activation de gènes incluant les oncogènes associés au cancer

- Création de nouvels copies d'ARNs ayant des rôles régulateurs

- Création de protéines inhabituelles

- Création de nouveaux métabolites portentiellement toxiques

- activation de virus endogènes

- Création de nouveaux virus par recombinaison des séquences virales des insertions GM avec celles du génome hôte
2 Effets potentiels de la ou des protéine(s) transgénique(s) introduite(s)
 

- Devenir allergène ou immunogène due aux transformations alternatives de la ou des protéines

- Création de nouvelles protéines potentiellement immunogènes

3 Effets dus à l'insertion GM et son instabilité
 

- Réarrangements génomique dans les générations subséquentes comportant des effets imprévisibles

- Transfert horizontal de gènes et recombinaison génétique

- Propagation des gènes marqueurs de résistance antibiotique

- Création de nouveaux pathogènes viraux et bactériens à partir de séquences virales et bactériennes

- Création de mutation par insertion dans les génomes des cellules

 

 

Références:

 

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Published by Dr. Christian Linard, PhD, Biochimiste clinique - dans Nutrition
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