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  • Dr. Christian Linard, PhD, Biochimiste clinique
  • Dr. Christian Linard, PhD, DEPD, CSPQ.
Biochimiste clinique,
Biologiste moléculaire,
Professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières (Qc) Canada;
Directeur du Laboratoire LSIA
  • Dr. Christian Linard, PhD, DEPD, CSPQ. Biochimiste clinique, Biologiste moléculaire, Professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières (Qc) Canada; Directeur du Laboratoire LSIA

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 02:05

POISSON : ÉLEVAGE EN EAUX TROUBLES

C’est l’un des symboles du bien-manger : recommandé par les médecins et les nutritionnistes, le poisson a gardé l’image d’un produit sain et naturel. En France, sa consommation a plus que doublé en cinquante ans et elle concerne particulièrement le poisson d’élevage.

Sa chair renferme pourtant bien des secrets, parmi les plus toxiques de l’industrie agroalimentaire : utilisation de farines animales, usage massif d’antibiotiques et de pesticides, pollution au mercure et aux PCB, défauts de traçabilité, substitutions d’espèces… Un monde secret et opaque où l’intérêt de l’industrie passe parfois avant celui des consommateurs.

Pendant des mois, en France mais aussi en Norvège et au Vietnam, en passant par la Suède et le Danemark, les équipes d’Envoyé Spécial ont remonté les filières de cette industrie planétaire. Poissons d’élevage, produits de la pêche, mais aussi plats cuisinés : plongée dans les eaux troubles d’une filière hors de contrôle, qui déverse à notre insu un dangereux cocktail de produits chimiques dans nos assiettes.

Un document de Nicolas Daniel et Louis de Barbeyrac.

POISSON : ÉLEVAGE EN EAUX TROUBLES

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 20:00

La carence en vitamine D est un problème de santé publique mondial. Malgré tous les progrès de la médecine moderne, la carence en vitamine D est toujours épidémique. Plus d'un milliard de personnes dans le monde souffrent d’une carence ou d’une insuffisance en vitamine D (1). Pourtant, aucune organisation internationale ou organisme gouvernemental de la santé n’a déclaré une urgence de santé pour avertir le public de la nécessité de parvenir à un niveau suffisant de vitamine D sanguin (2).

 

La carence en vitamine D3 peut être à l’origine de l'obésité, du diabète, de l'hypertension, de la dépression, de la fibromyalgie, du syndrome de fatigue chronique, de l'ostéoporose et des maladies neuro-dégénératives dont la maladie d'Alzheimer (1 - 3).  La carence en vitamine D peut même contribuer au développement de cancers, en particulier du sein, de la prostate et du côlon. La recherche actuelle indique qu’une carence en vitamine D joue un rôle dans l'apparition de dix-sept variétés de cancers différentes, ainsi que des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux, des maladies auto-immunes, des anomalies congénitales (2 -4, 21) et de la maladie parodontale (5). La vitamine D3 est censée jouer un rôle dans le contrôle du système immunitaire (dans la réduction du risque de développement de cancers, de maladies infectieuses et de maladies auto-immunes), dans l'augmentation de la fonction neuromusculaire et de l'amélioration de l'humeur, dans la protection du cerveau contre les produits chimiques toxiques, et potentiellement dans la réduction de la douleur (6).

 

La déficience en vitamine D est donc désormais reconnue comme étant une pandémie (1), il est par conséquent primordial d’en consommer.  Plusieurs scientifiques affirment que les recommandations officielles actuelles sont inadéquates (7, 8).  Mais alors quelles devrait être la forme de vitamine D que nous devrions consommer et en quelle quantité ?

 

 Avant tout, les qualités d’un apport vitamine D devraient être les suivantes :

La vitamine D devrait être la vitamine D3, car elle semble la plus efficace (3).

La vitamine D ne devrait pas contenir de calcium.  En effet, nous synthétisons notre vitamine D grâce à la lumière ultraviolet du soleil sans nécessairement manger et consommer un aliment contenant du calcium durant notre exposition.  De plus, plusieurs études montrent qu’une prise importante de calcium est associée à un risque plus élevé de problèmes cardiovasculaires (9 et 10).  En 2013, une très belle étude prospective menée chez des femmes a même montré que la prise de plus de 1400 mg ce calcium/jour augmente la mortalité toutes causes confondues (11).

La vitamine D ne devrait pas être associée à une huile végétale ou animale pour trois raisons : d’une part parce que certaines personnes ont des réactions adverses (intolérances ou allergies) à certaines huiles, d’autre part les huiles de poissons contiennent de la vitamine A et risque d’être à l’origine d’une hypervitaminose A, et finalement, il faut se rappeler qu’un gramme de lipide représente 9 Kcal (12).

La vitamine D ne devrait pas provenir d’aliments enrichis en cette vitamine comme les produits laitiers et les céréales, car les quantités qu’on y trouve sont ridiculement faibles.  Au Canada et aux Etats-Unis, où l’enrichissement en vitamine D de certains aliments de base est obligatoire (13), environ 60% de l’apport en vitamine D proviennent de ces produits, juste de quoi se prémunir contre le rachitisme (8, 14, 15).  C’est ainsi par exemple qu’une quantité négligeable de vitamine D a été ajoutée dans le lait ; entre 115 et 124 UI par portion ou 100 UI/ 227 mL (1 et 16) ce qui est nettement insuffisant si l’on considère qu’un homme en bonne santé utilise entre 3000 et 5000 UI soit 25 à 42 fois plus (8)! Rappelons que les produits laitiers sont très riches en gras saturés, en cholestérol, en sucre (lactose), en oestrogènes et en IGF-1 (un facteur de croissance tumoral), alors que les céréales sont très riches en sucres et ont donc un index glycémique et une charge glycémique élevés(17 - 18).

 

Qui devrait prendre de la vitamine D?

 

Pour une personne en bonne santé, la quantité de vitamine D qui doit être prise est fonction :

  1. de la saison, du moment de la journée et de la latitude à laquelle nous vivons : au dessus du 35ème parallèle nord (latitude d’Atlanta, de Los Angeles, de Casablanca, de Téhéran), peu ou pas de vitamine D3 ne peut être synthétisée de novembre à février (19, 20) (voir figure 1),
  2. de l’utilisation de crème solaire : celle-ci réduit de plus de 95% la synthèse de vitamine D3 (19, 21),
  3. de notre âge : notre synthèse de vitamine D3 diminue de plus de 75% à l’âge de 70 ans (19, 21),
  4. de notre alimentation : certains aliments comme les poissons gras contiennent naturellement de la vitamine D (19),
  5. de la pigmentation de notre peau : la pigmentation foncée de notre peau peut diminuer la synthèse de vitamine D3 de plus de 99% (19),
  6. de notre indice de masse corporelle : la vitamine D3 est séquestrée dans les tissus adipeux et est moins disponible (19).

 

35e parallèle

Figure 1: 35ème parallèle nord

Dans ces conditions, la quantité de vitamine D3 que nous devrions prendre est d’un minimum de 2 000 UI (unités internationales) par jour, soit environ 30 UI par kg de poids corporelle (7-8).

 

La concentration sérique de vitamine D3 devrait se situer entre 50 et 100 ng/mL ou 125 et 250 nMol/L.  Demandez donc à votre médecin qu’il vous prescrive la mesure de votre concentration sanguine de vitamine D surtout en janvier (3 et 8).

Afin de prévenir une carence en vitamine D chez les nourrissons et les jeunes enfants, le Canada et les États Unis préconisent de donner 400 UI de vitamine D3 par jour (16,19).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(info pour les étudiants)
 

Références:

1)        Holick MF, Chen TC. Vitamin D deficiency: a worldwide problem with health consequences. Am J Clin Nutr. 2008 Apr;87(4):1080S-68.

 2)        Zahid Naeem. Vitamin D Deficiency- An Ignored Epidemic. Int J Health Sci (Qassim). 2010 January; 4(1): V–VI.

3)        Holick MF. Vitamin D: evolutionary, physiological and health perspectives. Curr Drug Targets. 2011 Jan;12(1):4-18.

4)        Schöttker B, Haug U, Schomburg L, Köhrle J, Perna L, Müller H, Holleczek B, Brenner H. Strong associations of 25-hydroxyvitamin D concentrations with all-cause, cardiovascular, cancer, and respiratory disease mortality in a large cohort study. Am J Clin Nutr. 2013 Feb 27.

5)        Dietrich T, Joshipura KJ, Dawson-Hughes B, Bischoff-Ferrari HA. Association between serum concentrations of 25-hydroxyvitamin D3 and periodontal disease in the US population. Am J Clin Nutr. 2004 Jul;80(1):108-13.

6)        Le Goaziou MF, Bodier E, Souweine G, Moreau A, Perdrix C, Flori M, Dupraz C. [Musculoskeletal chronic pains and Vitamin D deficiency. Study before after in general practice.][Article in French]. Presse Med. 2013 Jan 15. pii: S0755-4982(12)00657-4. doi: 10.1016/j.lpm.2012.09.021. [Epub ahead of print].

7)        Hollis BW. Circulating 25-hydroxyvitamin D levels indicative of vitamin D sufficiency: implications for establishing a new effective dietary intake recommendation for vitamin D. J Nutr. 2005 Feb;135(2):317-22.

8)        Heaney RP, Davies KM, Chen TC, Holick MF, Barger-Lux MJ. Human serum 25-hydroxycholecalciferol response to extended oral dosing with cholecalciferol. Am J Clin Nutr. 2003 Jan;77(1):204-10.

9)        Xiao Q, Murphy RA, Houston DK, Harris TB, Chow WH, Park Y. Dietary and Supplemental Calcium Intake and Cardiovascular Disease Mortality: The National Institutes of Health-AARP Diet and Health Study. JAMA Intern Med. 2013 Feb 4:1-8.

10)     Bolland MJ, Avenell A, Baron JA, Grey A, MacLennan GS, Gamble GD, Reid IR. Effect of calcium supplements on risk of myocardial infarction and cardiovascular events: meta-analysis. BMJ. 2010 Jul 29;341:c3691.

11)     Michaëlsson K, Melhus H, Warensjö Lemming E, Wolk A, Byberg L. Long term calcium intake and rates of all cause and cardiovascular mortality: community based prospective longitudinal cohort study. BMJ. 2013 Feb 12;346:f228. doi: 10.1136/bmj.f228.

12)     Fat and Calories. Cleveland Clinic (consulté le 2013-03-12) http://my.clevelandclinic.org/disorders/obesity/hic_fat_and_calories.aspx

13)     Calvo MS, Whiting SJ, Barton CN. Vitamin D intake, A global perspective of current status. J Nutr. 2007;135:310–7. [PubMed]

14)     Calvo MS, Whiting SJ. Survey of current vitamin D food fortification practices in the United States and Canada. J Steroid Biochem Mol Biol. 2012 Oct 24. pii: S0960-0760(12)00210-5. doi: 10.1016/j.jsbmb.2012.09.034. [Epub ahead of print]

15)     Calvo MS, Whiting SJ, Barton CN. Vitamin D fortification in the United States and Canada: current status and data needs. Am J Clin Nutr. 2004 Dec;80(6 Suppl):1710S-6S. http://www.direct-ms.org/pdf/VitDGenScience/Calvo%20Fortifications%20in%20the%20US%20CA%20%20AJCN2004.pdf

16)     Vitamin D.  Office of Dietary Supplements, National Institutes of Health. (consulté le 130305. http://ods.od.nih.gov/factsheets/VitaminD-HealthProfessional/ )

17)     Glycemic index and glycemic load for 100+ foods. Harvard Health Publications, Harvard Medical School. (Consulté le 130313 : http://www.health.harvard.edu/newsweek/Glycemic_index_and_glycemic_load_for_100_foods.htm)

18)     Revised International table of Glycemic Index (GI) and Glycemic Load (GL) Values -2008. Helping Defeat Diabetes Since 1995. (consulté le 130313. http://www.mendosa.com/gilists.htm)

19)     MF. Holick. Vitamin D Deficiency. N Engl J Med. 2007 ; 357 ; 266-81. http://www.grc.com/health/pdf/Vitamin_D_Deficiency_Medical_Progress.pdf (consulté le 130325)

20)     Michael F. Holick. The Vitamin D Deficiency Pandemic: a Forgotten Hormone Important for Health. Public Health Reviews, Vol. 32, No 1, 267-283. http://www.publichealthreviews.eu/upload/pdf_files/7/15_Vitamin_D.pdf (consulté le 130325)

21)     Holick MF. Sunlight and vitamin D for bone health and prevention of autoimmune diseases, cancers, and cardiovascular disease. Am J Clin Nutr. 2004 Dec;80(6 Suppl):1678S-88S.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 17:29

Cicilia Laurent une Haïtienne, née le 31 janvier 1896 et vivant de puis 2010 au Québec, nous livre ses secrets pour vivre en bonne santé durant plus d’un siècle.  Ses secrets sont tous validés par les résultats des recherches scientifiques.  Elle les a suivi sa vie durant, de manière tout à fait instinctive.


1er secret : Éviter le stress

Elle est toujours de bonne humeur et essaie toujours d’être en bonne entente avec les autres.  De cette manière, elle diminue son taux de cortisol sanguin qui la rongerait et stimule son système immunitaire qui la protège contre tous micro-organismes extérieurs.


2ème secret : Consommer la plus possible des végétaux et notamment des légumes racines riches en fibres et en amidon.

Elle évite ainsi les cancers.  Noter bien, ces légumes sont la plupart du temps cuits à la vapeur ou dans l’eau ; ce qui prévient la consommation des produits de la réaction de Maillard.


3ème secret : Faire des activités physiques

On imagine très bien qu’elle a marché toute sa vie et qu’elle n’avait certainement pas de voiture.  Pas besoin donc de faire des activités physiques éreintantes, la marche ou le vélo suffit.  Qui veut aller loin, ménage sa monture.

 

 

Cicilia Laurent, 117 ans

 

Cicilia Laurent à 116 ans

 

 

Vous constaterez qu’elle est plus vive et en meilleure santé que Besse Cooper, l’Américaine ci-dessous qui est née le 28 aout 1986. Se rappeler aussi de Jeanne Clément, la Française qui a vécu 122 ans et qui faisait encore de la bicyclette à 100 ans. Elle aussi consommait beaucoup de produits végétaux : ail, chocolat, huile d’olive et un peu de Porto.

 

 

 

 

 

 

 


 

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 01:17

Une étude menée par des chercheurs du Centre ÉPIC de l'Institut de Cardiologie de Montréal, affilié à l'Université de Montréal, démontre qu'un seul repas de malbouffe, principalement composé de gras saturés, nuit à la santé des artères, contrairement à un repas de type méditerranéen, riche en bon gras comme les acides gras mono et polyinsaturés, qui a un effet neutre voire positif sur les artères. C'est le Dr Anil Nigam, Directeur du programme de recherche clinique au Centre ÉPIC et professeur associé à la Faculté de médecine de l'université, qui a dirigé cette étude et qui a fait connaître ces résultats lors du Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire, qui se déroule à Toronto jusqu'à demain.

Mauvais gras vs. bon gras
L'étude du Dr Nigam visait à comparer les effets d'un repas de type méditerranéen  à un repas de malbouffe sur l'endothélium vasculaire : la paroi qui tapisse l'intérieur du cœur et des vaisseaux. En mesurant la fonction endothéliale, il est possible de voir la facilité avec laquelle les artères se dilatent après une occlusion temporaire de 5 minutes, suivant la consommation d'un repas avec des bons ou des mauvais gras. Pour les chercheurs, cette analyse était révélatrice puisque la fonction endothéliale est étroitement liée au risque de développer une maladie coronarienne à long-terme.  Les résultats sont probants.

L'étude révèle également que les participants ayant des niveaux sanguins plus élevé de triglycérides semblaient bénéficier davantage du repas santé. Leurs artères répondaient mieux au repas méditerranéen en comparaison de ceux ayant des niveaux de triglycérides plus bas. « Nous croyons qu'une alimentation de type méditerranéen pourrait être particulièrement bénéfique pour les individus qui ont des niveaux de triglycérides élevés, comme des sujets avec un syndrome métabolique, justement parce qu'elle pourrait aider à garder leurs artères en santé», a ajouté le Dr Nigam.

Repas méditerranéen vs. repas de malbouffe
Pour en arriver à ces résultats, 28 hommes non-fumeurs ont consommé  deux repas à un intervalle d'une semaine.  Avant de commencer, les participants ont subi une échographie de l'artère du pli du coude après un jeûne de 12 heures, et ceci afin d'évaluer la fonction endothéliale de base et permettre ainsi d'établir les effets de chaque repas. Le premier, de type méditerranéen, était composé de saumon, d'amandes et de légumes cuits à l'huile d'olive, dont 51% des calories totales du repas provenaient des matières grasses, principalement des acides gras mono et polyinsaturés. Le deuxième repas, de type malbouffe, était composé d'un sandwich comprenant une saucisse, un œuf et une tranche de fromage, en plus de trois patates hachées brunes, pour un total de 58% des calories totales provenant des matières grasses, très riche en acides gras saturés et sans aucun acides gras omega-3. Enfin, deux heures et quatre heures après chaque repas, les participants ont subi une échographie de l'artère du pli du coude afin d'évaluer à nouveau la fonction endothéliale.

Au final, Dr Nigam et son équipe ont démontré que les hommes ayant mangé un repas de malbouffe ont vu leurs artères se dilater 24 % moins bien qu'à l'état de jeûne. Par contre, à la suite de la consommation d'un repas de type méditerranéen, les artères des participants se sont dilatées normalement et ont maintenu une bonne circulation.

« Ces résultats modifieront positivement notre façon de nous alimenter au quotidien. Une moins bonne fonction endothéliale est l'un des précurseurs les plus importants de l'athérosclérose.  C'est désormais un pensez-y bien à chaque repas », insiste le Dr Nigam.

Source:

Maladies cardiaques: un seul repas de malbouffe est mauvais pour les artères. UdM Nouvelles. 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 18:32

Article rédigé par Hamza BEGHDADI et Philippe CORBIN, Internes au Doctorat de chiropratique à l'Université du Québec à Trois-Rivières (Qc)

 

 

Depuis le milieu des années 90, un débat fait rage sur l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés ou plus communément appelés OGM. Selon la Commission de l’éthique de la science et de la technologie du Québec, un OGM est « un microorganisme, une plante ou un animal dont le patrimoine génétique a été modifié par génie génétique pour lui attribuer des caractéristiques qu’il ne possède pas du tout ou qu’il possède déjà, mais à un degré jugé insatisfaisant à son état naturel, ou pour lui enlever ou atténuer certaines caractéristiques jugées indésirables »(1).  La méthode de transformation génétique se nomme la transgénèse. Chez les végétaux, il y a le transfert direct, via un canon à particules et le transfert indirect, via une bactérie du sol, Agrobacterium tumefaciens. La première transgénèse a été réalisée en 1973, ce qui a mené à la commercialisation de l’insuline GM en 1983. En 1990, les gouvernements canadiens et américains autorisent la commercialisation du premier produit alimentaire modifié la chymosine, en tant que substitut à la présure, utilisée pour cailler le lait. Ce n’est que dans les années 80 que les techniques d’insertion chez les végétaux ont commencées. En 1994, la première pomme de terre issue du génie génétique, qui est résistante au doryphore de la pomme de terre, est commercialisée. Elle n'est cependant plus commercialisée. Au même moment, la tomate transgénique Flavr Savr™, à mûrissement retardé, est autorisée en Amérique du Nord. Cette tomate n'est plus, elle aussi, commercialisée.

 

Au Canada, l’approbation des OGM repose sur trois organismes du gouvernement fédéral : l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), Santé Canada et Environnement Canada. Une dizaine d’OGM sont commercialisés au Canada, dont certains sont résistants aux insectes, comme le maïs Bt, la pomme de terre Bt, la tomate Bt et le coton. Certains sont tolérants aux herbicides, comme le maïs, le soja, le lin, le canola, le coton, la betterave, la luzerne et le riz. D’autres résistent aux virus, comme la courge, la papaye, la pomme de terre. Il y a aussi la tomate à mûrissement retardé, le soja et le canola à composition en acides gras augmentée. Ces aliments sont utilisés à des fins animales, et aucun fruit ni légume canadien ne se retrouve en épicerie, au Québec. Cependant, les aliments d’importation peuvent se retrouver en épicerie, s’ils sont autorisés (1).

 

Actuellement, au Canada, il n’y a pas de loi sur l’étiquetage des produits transgéniques. Certaines compagnies utilisent le code chiffré international, le code plu, qui indique le prix par Kg et aussi la méthode de culture employée, soit conventionnelle, biologique ou transgénique (code à cinq chiffres dont le premier chiffre est un 8 (8XXXX)) (2). Cependant, il s’agit d’un étiquetage volontaire (3).

 

La littérature met en évidence les effets nocifs des OGM sur l’environnement, l’agriculture, la santé animale et la santé humaine. En effet, au niveau environnemental, l’utilisation d’OGM favoriserait l’intensification de l’usage d’herbicides et de pesticides, ainsi que l’apparition de mauvaises herbes et insectes nuisibles résistants (4, 5). Les OGM pourraient aussi contaminer les autres cultures par pollinisation croisée ou par transmission horizontale de gènes, par les bactéries du sol, entre des espèces non apparentées (1, 26, 27). Pour ce qui des risques sur la santé humaine, des études récentes montrent que le glyphosate, le glufosinate et les toxines Bt provenant des OGM sont associés à des formes de cancer, des avortements spontanés et des troubles de comportement chez l’enfant (6, 7, 8, 9) et une étude récente réalisée sur 69 femmes, dont 39 enceintes, en Estrie, au Québec, montre qu’ils contaminent les fœtus et la mère (10).  L’utilisation massive d’herbicides sur les champs d’OGM serait cytotoxique au niveau fœtal et les conséquences seraient sous-estimées (11).  Certaines études réalisées montrent que la consommation d’OGM est «aussi sécuritaire et nutritive que les aliments conventionnels»  (12, 13, 14). Cependant, les trois OGM testés sont produits par la compagnie Monsanto, et les auteurs de ces trois articles travaillent pour Monsanto (15), ce qui pourrait être perçu comme un conflit d’intérêt. Des cas d’OGM allergènes ont été signalés, comme le cas du soja à base de la noix de Brésil (16). Pour ce qui est des risques sur la santé animale, le Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), a remis en question certaines études réalisées par Monsanto, qui prétendaient que les OGM n’avaient aucun effet nocif sur la santé animale et humaine (12, 13, 14). Les résultats obtenus, par la CRIIGEN, en suivant le même protocole, ont montré que le maïs modifié (MON863) est toxique au niveau rénal et hépatique chez le rat (17). De plus, une autre étude montre que l’utilisation d’OGM, dans une diète chez le rat, à base de pomme de terre Bt, pourrait modifier l’expression de la lectine et causerait des dommages de la paroi intestinale à moyen terme (18).

 

Il y a aussi des risques associés à la transmission possible du transgène. En effet, la littérature montre que lors de l’insertion du transgène, environ 50% du résultat est imprévisible, soit par instabilité ou soit par recombinaison spontanée aléatoire (19, 20, 21).  Il y a aussi le problème de traçabilité des OGM, soit dans les produits alimentaires pré-préparés ou dans la viande d’animaux nourris avec des OGM. Actuellement, les méthodes de traçabilité ne permettraient pas de trouver des séquences d’ADN modifiés dans le sang d’animaux (1, 22), alors que d’autres études prétendent avoir détectés des fragments d’ADN transgéniques dans les organes, comme le foie, la rate, le tractus gastro-intestinal, d’animaux (23), alors que la détection dans les aliments, selon des études de l’Université Laval et McGill, est généralement acceptée (24, 25).

 

La mise en marché, au Canada, repose sur deux principes : la gestion du risque (et non pas l’évaluation du risque), et le principe d’équivalence substantielle. Celui-ci prétend que la transgénèse ne modifie pas les propriétés d’usage d’une plante transformée en se basant sur l’apparence des similitudes entre les aliments OGM et les non OGM, ce qui va à l’encontre de la définition même d’un OGM. De plus, des études montrent qu’il y a des différences notables de la structure d’une fève, en la rendant immunogène (28, 29).  Les autorisations de mise en marché serait octroyées de façon biaisée et en faveur des compagnies d’OGM (17, 30, 31, 32, 33).

 

De la subsistance des transgènes

Il existe de nombreuses études relatant de la subsistance des transgènes dans l’organisme hôte.

Certains auteurs suggèrent que l’ADN ingéré n’est pas totalement dégradé et est détectable par PCR (36).  De plus, l’ADN ingéré de l’OGM maïs (Bt-maïs)  est partiellement résistant aux activités mécaniques et enzymatiques du TGI et n’est pas complètement dégradé chez le cochon. Ces fragments peuvent se retrouver dans les organes et tissus du cochon (37).  Les mêmes conclusions existent chez les ovins (38).

Également, l’ADN de plante transgénique a été détecté dans les muscles, foies, rate et rein de poulets (39).

Il existe également des cas où le transgène a été détecté dans la phase solide des digestats duodénaux et gastriques des vaches laitières nourries avec du soya GM (gène cp4 epsps pour Monsanto Roundup Ready Soybean Event GTS 40-3-2) (40).

Il a été démontré que l’ingestion orale de M13 DNA ne survie pas uniquement transitoirement dans le TGI des souris, mais peut également pénétrer dans la circulation sanguine, atteignant ainsi le noyau et les leucocytes, les cellules de la rate et du foie et le système placentaire (75, 76).

Il peut dès lors être démontré que l’intégration d’ADN hétérologue peut être significativement augmenté s’il est lié à une séquence d’ADN qui est homologue au génome hôte (77).

 

Ajoutons qu’en laboratoire, le transfert des gènes de résistance antibiotique à partir de plantes transplastomiques est possible (ce qui n’est pas surprenant considérant l’origine procaryotique des chloroplastes) (41, 42).

Ces quelques études scientifiques tendent à démontrer que l’ADN transgénique est tout à fait présent dans l’organisme de l’animal (incluant les humains) qui l’ingère et pourrait être à l’origine de recombinaisons et d’incorporations pouvant théoriquement altérer le génome et le protéome de l’hôte ou des bactéries du TGI de l’hôte. Cela pourrait donner lieu à des transferts de résistance bactérienne par exemple. C’est pour cette raison que les marqueurs de gènes qui encodent la résistance antibiotique cliniquement importante ne devraient pas et ne sont pas utilisées dans les plantes transgéniques (43).

 

Effets cytotoxiques

L’incorporation de l’ADN étranger dans la nourriture  peut causer des effets indésirables qui ont été quantifiés et ils existent chez différentes espèces.

Un nombre grandissant d’études scientifiques montre que l’exposition de plusieurs espèces d’animaux (souris, rats, chèvres, moutons, vaches, poules) aux OGM agroalimentaires peut induire des problèmes de reproduction, rendre infertile, causer des maladies et la mort [44 à 73].

Par exemple, certains auteurs suggèrent la participation de la patate Bacillus thuringiensis var. kurstaki (CryI gene) traitée à la delta-endotoxine dans le développement de l’iléon hyperplasique chez la souris (34). De plus, les patates GM augmentent le nombre de bactéries phagocytées par les monocytes et le pourcentage de neutrophiles produisant des ROS chez les rats (35). Ces études sous-tendent l’existence d’une certaine cytotoxicité chez les mammifères.

 

Récemment, des chercheurs ont découvert de nouveaux effets secondaires reliés à la consommation de certains mais GM (NK 603, MON 810 et MON863), essentiellement en relation avec les organes de détoxification (foie et reins). D’autres effets ont été observés sur le cœur, glandes adrénergiques, rate et système hématopoïétique (46).

D’autres ont étudié les modes de pré-implantation embryonnaire chez les souris nourries aux OGM. Leurs expériences immunocytochimiques et d’hybridation in situ suggèrent des altérations de la transcription et de la maturation de l’ARNm (52).

Certaines études suggèrent que des changements cellulaires sont attribuables à la consommation de soja transgénique (Antigènes Sm, hnRNPs, SC35, ARN Polymerase II diminuée, nombre de granules de chromatine augmenté, densité des pores nucléaires diminuée, élargissement du R.E.L dans les cellules de Sertoli) (51, 52, 70).

 D’autres encore ont conduit une étude sur les rats Wistar. Ils ont indiqué que la consommation de protéine de soja GM affecte la fonction pancréatique (augmentation aigue des niveaux de PAP mRNA et de changements cellulaires pancréatiques) (74).

Des études ont montré, chez les souris nourries au soja GE Roundup Ready, que l’OGM peut modifier l’activité métabolique hépatique (69).

Dans le Pioneer Hi-Bred soya modifié, il a été vérifié que la composante 2S-albumine (provenant des noix Brazil) était capable de lier l’IgE des gens allergiques aux noix Brazil. C’est pour cette raison que ce produit transgénique n’a jamais été commercialisé et qu’il est réservé aux animaux.  Idem pour le maïs StarLink (Bt contenant Cry9C) qui est interdit dans l’alimentation humaine car la protéine Bt Cry9C démontre des attributs allergènes après son expression dans le maïs (78).

 

En conclusion, il est clair que ces quelques résultats démontrent bien l’existence d’effets indésirables cytotoxiques ou allergènes des OGM. Il est évident que certains de ces effets, sans la législation et la régulation qui a encadré leur consommation, auraient causé des tords à la santé des consommateurs humains. Il existe donc un risque bien réel.

 

  Résumé des effets nocifs sur les animaux et les humains exposés aux OGM

Tiré de: Ho MW. GM is dangerous and futile. Institute for Science in Society Report )? October 2008. www.i-sis.org.uk.

 

Éspèces Types d'OGM Transgène Effet
Rats Soya Roundup Ready Rabougrissement, infertilité, mortalité
Souris Soya Roundup Ready Affection du foie, du pancréas et des testicules
Humain Cotton Cry1Ac/Cry1Ab Symptômes d'allergie
Moutons Cotton Cry1Ac/Cry1Ab Toxicité du foie, mortalité
Vaches Cotton Cry1Ac/Cry1Ab Toxicité du foie, mortalité
Chèvres Cotton Cry1Ac/Cry1Ab Toxicité du foie, mortalité
Humains Maïs Cry1Ab Maladies et mortalité
Rats Maïs Cry3Bb Toxicité du foie et des reins
Vaches Maïs Cry1Ac/Cry1Ab Maladies et mortalité
Poules Maïs

Tolérance au

glufosinate

Mortalité
Rats Tomates

Ralentissement du

mürissement

Perforatins des l'estomac
Souris Pois

Inhibiteur de

l'alpha-amylase

Inflammation des poumons, sensibilité

alimentaire générale

Rats

Pommes

de terre

Lectine

Snowdrop

Dommage dans tous les systèmes

organiques. Estomac

Souris

Pommes

de terre

Cry1A Épaississement de la paroi intestinale

 

 

Liste des risques généraux inhérents aux OGM

1

Effets incontrôlables et imprévisibles dus au processus de modification génétique

 

- Brouillage du génome hôte

- Nombreuses mutations

- Inactivation de gênes

- Activation de gènes incluant les oncogènes associés au cancer

- Création de nouvels copies d'ARNs ayant des rôles régulateurs

- Création de protéines inhabituelles

- Création de nouveaux métabolites portentiellement toxiques

- activation de virus endogènes

- Création de nouveaux virus par recombinaison des séquences virales des insertions GM avec celles du génome hôte
2 Effets potentiels de la ou des protéine(s) transgénique(s) introduite(s)
 

- Devenir allergène ou immunogène due aux transformations alternatives de la ou des protéines

- Création de nouvelles protéines potentiellement immunogènes

3 Effets dus à l'insertion GM et son instabilité
 

- Réarrangements génomique dans les générations subséquentes comportant des effets imprévisibles

- Transfert horizontal de gènes et recombinaison génétique

- Propagation des gènes marqueurs de résistance antibiotique

- Création de nouveaux pathogènes viraux et bactériens à partir de séquences virales et bactériennes

- Création de mutation par insertion dans les génomes des cellules

 

 

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Published by Dr. Christian Linard, PhD, Biochimiste clinique - dans Nutrition
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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 15:16

Article rédigé par Mélissa Desrosiers et Emmanuelle Dion, Internes au Doctorat de chiropratique à l'Université du Québec à Trois-Rivières (Qc)

 

Notre mode d'alimentation occidental est composé de beaucoup de produits transformés et issus de l'agriculture industrielle. Nos repas ne comportent plus assez de nutriments d'une part, et d'autre part nous font ingurgiter des résidus de pesticide, des arômes artificiels, des colorants, des conservateurs, etc. [1] Toutefois, à ce jour nous savons que la traduction de l’Évangile de paix des esséniens révèle que le peuple esséniens, une secte juive qui vécut deux ou trois siècles avant l’ère chrétienne, consommait des aliments vivants et les historiens et anthropologues rapportent qu’ils vivaient en moyenne 120 ans. [2] L'alimentation vivante désigne un mode d'alimentation qui favorise les aliments comportant un fort taux de nutriments. Ces aliments doivent par définition être naturels, non transformés, ne comportant pas d'additif chimique et être facilement assimilable par l'être humain. L'alimentation vivante va donc se tourner vers les aliments crus, biologiques et à composante alcaline, qui n’ont subi aucune transformation, exception faite de la germination et de la fermentation. De plus, la cuisson à une température plus élevée que 40 °C (104 °F) est très fortement déconseillée. [3] L’alimentation vivante est un mode de vie qui se rattache à un mouvement plus vaste, le crudivorisme, qui comprend plusieurs sous-groupes : les granivores (qui consomment surtout des graines), les frugivores (qui consomment surtout des fruits), les instinctos (qui consomment des aliments, dont des produits animaux, sans les mélanger), les liquidariens (qui consomment presque uniquement des jus), et les adeptes de l’« écologie alimentaire » (qui consomment cru, mais de tout, y compris viandes et insectes). [1]

 

La germination

La germination se produit lorsque des graines de céréales (kamut, seigle, herbe de blé, etc.), de légumineuses, d’oléagineux, de mucilagineux (lin, chia, cresson, roquette, etc.), de légumes (choux, radis, carottes, etc.) ou de fruits en écale sont trempées dans l’eau pendant un certain temps. L’eau réactive les processus enzymatiques de la graine en dormance. On observe alors une élimination des inhibiteurs d’enzymes, d’une part les phytates (insecticides naturels) et d’autre part les oxalates (écran protecteur empêchant la pénétration de l’oxygène) présents dans toutes les graines comme protection métabolique empêchant toute invasion bactérienne durant la période de dormance (habituellement l’hiver). Cela permet à la pré-digestion de débuter, c’est-à-dire une période où la graine gagne en valeur nutritive et en digestibilité. Au cours de cette étape de pré-digestion, les amidons sont transformés en monosaccharides, les protéines sont décomposées en acides aminés, les gras sont convertis en acides gras solubles et les vitamines sont produites. C’est l’étape qui précède celle de la pousse. [4]

 

      REVUE DE LA LITTÉRATURE SCIENTIFIQUE

Les effets néfastes de la cuisson des aliments

L'élément clé de ce régime est la conservation des enzymes, naturellement présentes dans les fruits, les légumes et les germinations, qui sont détruites par la cuisson lorsque la température excède les 47,8 °C (118 °F). Le Dr Edward Howell a été l’un des premiers chercheurs à reconnaître l’importance des enzymes alimentaires dans la nutrition humaine. Selon son hypothèse, en l'absence des enzymes digestives présentes dans les aliments crus, les organes du système digestif et le pancréas auraient à suppléer en produisant les enzymes nécessaires à la digestion des aliments. Ceci exigerait un surcroît de travail de l’organisme et une plus grande dépense énergétique, ce qui, à long terme, affaiblirait les organes internes, prédisposant l'individu aux allergies et à plusieurs maladies. De plus, l’alimentation vivante permettrait d’éviter un phénomène appelé « leucocytose digestive » où l'organisme réagirait aux aliments cuits qu'il considérerait comme étrangers. Le système immunitaire enverrait donc les leucocytes combattre ces aliments, détournant ainsi son attention des véritables envahisseurs et prédisposant l’organisme aux infections. [5] D’autre part, dès 1912, Maillard avait mis en évidence la présence de molécules nouvelles créées lors de la mise en présence d'acides aminés et de sucres réducteurs. Ce phénomène chimique peut avoir lieu lors du stockage des aliments à température ambiante, mais la chaleur accélère considérablement la vitesse de réaction. Les molécules, appelées Advanced Glycation Endproduct (AGE), provoquent le vieillissement prématuré des tissus, nécrosent les vaisseaux sanguins, nuisent au renouvellement cellulaire, entretiennent l’inflammation et sont responsables de nombreuses autres affections. [6-8]. Les études analytiques rapportées par Seignalet et Joyeux permettent également de mettre en accusation deux conséquences des dénaturations alimentaires entraînées par la cuisson : la disparition de certains éléments nobles et l'apparition de substances nouvelles indésirables. D’une part, la disparition ou la diminution de certains éléments nobles touche tous les composants de nos aliments : certaines vitamines hydrosolubles (notamment la vitamine C et la thiamine) et liposolubles, les protides (les acides aminés essentiels, notamment la lysine, peuvent être endommagés et rendus inutilisables), les glucides (les sucres simples, glucose et fructose, sont réducteurs, donc chimiquement très réactifs), les lipides (diminution de la quantité des acides gras indispensables, notamment les acides linoléique et alpha-linolénique; l'acide arachidonique) et les sels minéraux qui se solubilisent en partie dans l'eau de cuisson. D’autre part, l'apparition de substances indésirables dont la présence est imputable à des réactions chimiques survenant à l'intérieur de chaque groupe de nutriment, mais aussi et surtout à des inter-réactions. On note, entre autres, l’interaction protéines/lipides qui peut détériorer les qualités organoleptiques des aliments considérés et réduire la valeur nutritionnelle des protéines par indisponibilité de certains acides aminés et la création de polymères avec incorporation de lipides. Également l’interaction protéines/ glucides où les sucres réducteurs (glucose, fructose) vont interagir avec les protéines pour aboutir à la formation de molécules nouvelles (molécules de Maillard) [9].

 

Les avantages de la germination

La germination est une technique qui modifie les propriétés biochimiques des graines en dormance en permettant une augmentation significative de la valeur nutritive de celles-ci sur le plan des protéines, vitamines, minéraux, oligoéléments, acides aminés, fibres, enzymes et autres substances biologique actives. [10,11,12,13] Une étude menée en 2007 sur l’influence de la germination sur les propriétés nutritionnelles du haricot noir, du haricot blanc et du pois d’Angole (Cajanus Cajan), a comparé la valeur nutritive, la teneur en toxines et la digestibilité des graines germées par rapport à leurs homologues en phase de dormance (groupe contrôle). [10] 

 

Tableau 1 : Comparaison de l’acide ascorbique, de la thiamine, des protéines digestibles, du calcium et du zinc dans les graines de haricot commun (P. vulgaris) et de pois d’Angole ou Congo (C. cajan) germées et non germées.  (P˂0.05)

Type de graine

Acide ascorbique

(mg/100 g)

Thiamine

(mg/100g)

Protéine digestible in vitro

(%)

Calcium

(mg/100g)

Zinc

(mg/100g)

P. vulgaris (graine blanche)

Non germinée

3.30 ± 0.01

0,82 ± 0.03

77.9 ± 0.2

343.8 ± 5.9

3.2 ± 0.2

Germinée

13.63 ± 0.05

0.93 ± 0.01

79.2 ± 0.3

372.8 ± 2.5

7.3 ± 0.1

P. vulgaris (graine noire)

Non germinée

9.14 ± 0.07

0.72 ± 0.02

76.3 ± 0.3

179.1 ± 0.5

3.1 ± 0.1

Germinée

12.12 ± 0.40

0.91 ± 0.01

78.9 ± 0.2

187.4 ± 1.1

9.3 ± 0.3

C. cajan 

 

Non germinée

4.40 ± 0.01

0.82 ± 0.01

78.9 ± 0.1

126.4 ± 3.3

6.1 ± 0.2

Germinée

13.60 ± 0.01

0.93 ± 0.01

80.1 ± 0.2

148.2 ± 1.1

8.4 ± 0.7

 

Tableau 2 : Comparaison des unités d’inhibition de la trypsine, de l’acide phytique et du fer dans les graines P. vulgaris et  C. cajan germées et non germées.  (P˂0.05)

Type de graine

Unités d’inhibition de la trypsine (mg)

Acide phytique

(mg/100g)

Fer

(mg/100g)

P. vulgaris (graine blanche)

Non germinée

4.13 ± 0.06

7.80 ± 0.34

30.6 ± 5.3

Germinée

1.90 ± 0.02

4.30 ± 0.05

6.6 ± 0.2

P. vulgaris (graine noire)

Non germinée

4.37 ± 0.08

9.11 ± 0.10

10.1 ± 0.2

Germinée

3.22 ± 0.01

4.32 ± 0.10

5.8 ± 0.2

C. cajan (graine blanche)

Non germinée

4.75 ± 0.10

7.34 ± 0.20

14.9 ± 3.3

Germinée

2.70 ± 0.20

4.32 ± 0.10

2.6 ± 0.1

 

Comparaison entre les concentrations de vitamines et d’inhibiteurs métaboliques ou oxydants dans les graines germées par rapports aux graines non-germées. Ces deux tableaux montrent d’une part l’augmentation des vitamines (Tableau 1) et d’autre part la diminution des éléments limitant le métabolisme dans les graines germées (Tableau 2). Sources : Sangronis, E. and C.J. Machado, Influence of germination on the nutritional quality of Phaseolus vulgaris and Cajanus cajan. Lwt-Food Science and Technology, 2007. 40(1): p. 116-120.

 

On remarque chez les graines germées une augmentation des vitamines (acide ascorbique et thiamine) et une diminution globale des toxines et autres substances qui rendent la digestion plus difficile (facteur inhibiteur de la trypsine, acide phytique et tannins). Cette diminution est expliquée par une augmentation de l’activité des protéases et des phytases dans la graine et contribue à augmenter la biodisponibilité des acides aminés et des minéraux tout en favorisant leur assimilation. [11] En outre, la diminution des phytates est plus marquée lorsqu’une graine est germée que lorsqu’elle est cuite [12,13]. Il est à noter que la germination affecte également le contenu en minéraux et en lipides dans des proportions variables au type de graine.  De façon générale, le contenu en minéraux tend à augmenter [10] et celui en lipides tend à diminuer avec le processus de germination [11,12]. La teneur en protéines serait quant à elle corrélée avec le temps de germination. Des observations ont démontré que dans les trois premiers jours de germination, la teneur en protéine est relativement semblable. Celle-ci tendrait à augmenter dans les jours suivants. [13] Au cours de la germination, il y a également développement de chlorophylle qui possède des éléments intéressants pour l'homme, qui renforcent son système immunitaire, favorisent la digestion et le nettoyage hépatique, fluidifient le sang et combattent le vieillissement des tissus. [12]

Dans un autre ordre d’idées, certains légumes verts, légumineuses ou graines contiennent des quantités importantes de raffinose et de stachyose, deux sucres complexes qui doivent être hydrolysés par une enzyme, l’alpha-galactosidase, pour être assimilable par l’organisme. Le raffinose et le stachyose ne sont pas digérés directement par l’estomac et l’intestin grêle, la transformation est faite au niveau du côlon. Si l’enzyme alpha-galatosidase est insuffisante à ce niveau, ces sucres sont partiellement fermentés par les bactéries de la flore normale ce qui conduit à la production de dioxyde de carbone, de méthane et d’hydrogène responsables des sensations de ballonnement et/ou de flatulence parfois observées avec l’ingestion de ces types d’aliments. Avec la germination, on observe une augmentation de synthèse de l’alpha-galactosidase dans la graine ce qui permet une «pré-digestion» des sucres complexes et donc une plus grande digestibilité et une diminution des flatulences. [11,13]  De plus, dans la graine germée, les protéines sont réduites en acides aminés ce qui améliore considérablement leur assimilation; Pour un taux de protéines égal aux graines non germées, leur digestibilité est grandement augmentée [10,14]. Par ailleurs, si on compare la digestibilité des graines qui ont été seulement trempées (groupe 1), écalées et trempées (groupe 2), trempées et germées (groupe 3) ou cuites dans une marmite à pression de type «presto» (groupe 4), on s’aperçoit que, bien que la digestibilité soit augmentée dans les quatre groupes, elle est plus élevée dans le groupe 3, suivi du groupe 2, 1 et 4 [15]. Le temps de germination semble également jouer un rôle important dans la digestibilité. Des observations démontrent que plus le temps de germination est long, plus la digestibilité s’en trouve améliorée [13].

Alimentation vivante et prévention des maladies chroniques

Un bon régime alimentaire est notre arme la plus puissante pour contrer les affections et les maladies. Les recherches effectuées sur l’importance des liens entre l’alimentation et la maladie pointent toutes dans la même direction: les personnes qui mangent une grande quantité d’aliments d’origine animale sont celles qui souffrent également le plus de maladies chroniques. Par ailleurs, les conclusions de «The china study» du docteur Joseph Campbell, la plus importante étude réalisée sur les rapports entre l’alimentation et les maladies chroniques, sont que les personnes qui consomment une grande quantité d’aliments de source végétale sont ceux qui souffrent le moins de maladies chroniques [16]. Dans le même ordre d’idée, certains scientifiques se sont intéressés aux mouvements du végétarisme, du végétalisme et du crudivorisme. Exception faite de la possibilité d’une carence en vitamine B12, aucune autre déficience alimentaire n’a été observée dans ces régimes. De plus, ces individus ont diminué de façon significative leurs risques de développer des maladies métaboliques, des coronaropathies, de l’hypertension artérielle, un cancer du côlon, des maladies diverticulaires du côlon et des calculs rénaux. Il est toutefois à noter que ces mouvements peuvent être associés à des carences alimentaires plus graves chez les enfants et les femmes enceintes. [17] L’effet préventif majeur du crudivorisme est rapporté par tous les experts mondiaux en nutrition et/ou en cancérologie. Ces experts nous répètent sans cesse de manger moins de viande cuite et beaucoup plus de fruits et de légumes et de privilégier la cuisson à basse température, ce type d’alimentation étant associé avec une forte diminution des cas de cancers enregistrés.  [18]


CONCLUSION


Il existe de puissants préjugés culturels et des conflits d’intérêts quasiment omniprésents dans les milieux de la recherche qui tendent à favoriser largement l’industrie agroalimentaire. Pourtant on connait depuis longtemps l’effet préventif majeur de l’alimentation vivante qui est rapporté par plusieurs experts mondiaux en nutrition et/ou en cancérologie. D’ailleurs, une citation célèbre d’Hippocrate dit : «Que ton aliment soit ta seule médecine». Dans une société où les maladies chroniques sont de plus en plus présentes, on ne peut qu’espérer que ces connaissances scientifiques soient exposées à tous et particulièrement à ceux qui œuvrent dans le domaine de la nutrition.

 

Références

2. Szekely E. B., L'Évangile essénien de la Paix - Livre 1& 2, Éditions Ambre, 2007.

3. Clement, Brian R., Theresa Foy DiGeronimo. Alimentation vivante pour une santé optimale. Les éditions Publistar, Canada, 1998.

4. Hippocrates Health Institute, Early Christian Vegetarian Communities, Repéré à : http://www.hippocratesinst.org/archives/116-nutrition/522-early-christian-vegetarian-communities- (Consulté le 7 novembre 2011)

5. Howell E., The status of food enzymes in digestion and metabolism, Éditeur National Enzyme Co., 1946.

6. Maillard, L. C., Action des acides aminés sur les sucres; formation  des melanoidines par voie méthodique,  C.  R.  Acad.  Sci., Paris, 1912,  154, 66-68.

7. Araki, N., Ueno, N., Chacrabarti,  B., Morino,  Y. & Horiuchi,  S., Immunochemical evidence for the presence of advanced  glycation end products  in  human lens proteins and its positive  correlation with aging, J. Biol. Chem., 1992 :267 :10211-14.

8. Araki, N., et coll., Macrophage scavenger receptor mediates the endocytic uptake and degradation of  advanced glycation end products of  the Maillard reaction, Eur.  J. Biochem. 1995, 230, 408-415

9. Seignalet J.,  Joyeux H., L'Alimentation, ou la troisième médecine,  Editions de l'œil 5e édition, 2004.

10. E. Sangronis, C.J Machado. Influence of germination on the nutritional quality of Phaseolus vulgaris and Cajanus cajan. LWT Food Science and Technology, volume 40, issue 1, january 2007, pages 116-120

11. Camacho L., Sierra C. Nutritional changes caused by the germination of legumes commonly eaten in Chile. Arch Latinoam Nutr. 1992 Sep;42(3):283-90.

12. Khalil MM., Effect of soaking, germination, autoclaving and cooking on chemical and biological value of guar compared with faba bean. Nahrung. 2001 Aug;45(4):246-50.

13. Jiménez MJ, Elias LG, Biochemical and nutritional studies of germinated soybean seeds. Arch Latinoam Nutr., 1985 Sep;35(3):480-90.

14. R. Palmer, A. McIntosh. The nutritional evaluation of kidney beans (Phaseolus vulgaris). The effect on nutritional value of seed germination and changes in trypsin inhibitor content, Journal of the Science of Food And Agriculture, 1973 Aug. ;24 :(8) 937-44

15. Negi A., Boora P. Starch and protein digestibility of newly released moth bean cultivars: Effect of soaking, dehulling, germination and pressure cooking. Nahrung, 2001 Aug;45(4):251-4.

16. T. C. Campbell, T. M. Campbell II, The China Study, BenBella Books, 2005.

17. Debry G., Diet peculiarities. Vegetarism, veganism, crudivorism, macrobiotism, Rev Prat. 1991 Apr 11;41(11):967-72.

18. Michels, K. B. (2005), Diet and cancer: Current knowledge, methodologic pitfalls and future directions. International Journal of Cancer, 116: 665–666. 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 16:23

On est ce que l'on mange

«Que ta nourriture soit ta médecine et que ta médecine soit tes aliments." – Hippocrate.

C'est le message du père fondateur de la médecine moderne dont fait écho ce nouveau documentaire courageux présenté par les producteurs et réalisateurs James Colquhoun et Laurentine ten Bosch. «Questions alimentaire (Food Matters)» porte un regard percutant de notre état de santé actuel. Malgré les milliards de dollars de financement de la recherche et des traitements médicaux, nous continuons de souffrir d'une multitude de maladies, de pathologies chroniques chaque jour. Essayer de traiter une population de malades dociles avec une multitude de thérapies toxiques et avec des aliments appauvrit en nutriments n’améliore certainement pas la situation. Dans une quête personnelle et indépendante, en collaboration avec l’équipe de production d'Enzo Tedeschi, James & Laurentine se sont mis à la recherche de la vérité salutaire.  Les cinéastes ont interrogé plusieurs leaders mondiaux en matière de nutrition et de guérison naturelle qui prétendent que non seulement nous sommes une nuisance pour notre corps car nous nous alimentons avec une diète d’élitaire, mais que les bons types d'aliments, les suppléments et une détoxification peuvent être utilisés pour traiter les maladies chroniques et même le cancer en phase terminale. «Questions alimentaire» cherche à démasquer le marché lucratif de la maladie et dans le même temps d'explorer l'utilisation sécuritaire, efficace et bon marché de la nutrition et la supplémentation pour prévenir et inverser souvent l’aspect sous-jacent causal de la maladie.  Le postulat du film: l'accès à une information véritable et solide aide invariablement les gens a faire les meilleurs choix pour leur santé. Le film «Questions alimentaires (Food Matters)» a été totalement financé de manière indépendante afin de rester aussi impartiale que possible, pour délivrer un message clair et concis au monde. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Version anglaise du film

 

 

 

"Let Thy Food Be Thy Medicine, And Thy Medicine Be Thy Food." - Hippocrates That is the message from the founding father of modern medicine echoed in this brave new documentary film brought to you by Producer-Directors James Colquhoun and Laurentine ten Bosch. 'Food Matters' is a hard hitting, fast paced look at our current state of health. Despite the billions of dollars of funding and research into new so-called cures we continue to suffer from a raft of chronic ills and every day maladies. Patching up an over-toxic and over-indulgent population with a host of toxic therapies and nutrient sparse foods is definitely not helping the situation. In a personal quest of discovery James & Laurentine together with a film crew and the editorial and production expertise of Enzo Tedeschi have set out on an independent mission to uncover the wholesome truth. The filmmakers have interviewed several world leaders in nutrition and natural healing who claim that not only are we harming our bodies with improper nutrition, but that the right kind of foods, supplements and detoxification can be used to treat chronic illnesses as fatal as terminally diagnosed cancer. 'Food Matters' seeks to uncover the business of disease and at the same time explore the safe, cheap and effective use of nutrition and supplementation for preventing and often reversing the underlying causative aspects of the illness. With the premise of the film being: access to solid information helps people invariably make better choices for their health. The 'Food Matters' duo have independently funded the film from start to finish in order to remain as unbiased as possible, delivering a clear and concise message to the world. Food Matters.

http://www.foodmatters.tv/ 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 14:33

Les suppléments de calcium ne diminueront pas vos risques de fracture osseuse, ou de perte de masse osseuse; mais ils augmenteront votre risque cardiovasculaire, de cancer de la prostate, et écourteront même votre espérance de vie.

 

«Les suppléments de calcium, avec ou sans vitamine D ... augmente le risque d'événements cardiovasculaires, d’infarctus du myocarde en particulier ... Une réévaluation du rôle des suppléments de calcium dans la gestion de l'ostéoporose est justifiée. " C’est ce que révèle une méta-analyse, randomisée contrôlée contre placebo, effectuée sur 36,282 femmes ménopausées ingurgitant quotidiennement 1 gr de calcium et 400 UI de vitamine D durant sept ans (1).

 

Constamment et depuis de nombreuses années, la médecine générale, l’industrie pharmaceutique et l’industrie agroalimentaire poussent à la consummation massive de suppléments de calcium comme forme principale d’ «assurance» contre l'ostéoporose, en récitant le mantra «le calcium renforce les os et les dents».

 

Le calcium est ajouté à tous les aliments, au lait pasteurisé,  aux formules lactées pour bébés, au jus d'orange, et dans certains aliments comme les boîtes de céréales.

 

Oui, notre corps a besoin de calcium mais du calcium alimentaire. Celui-ci peut même prolonger notre vie, rien de tel n’a été observé avec les suppléments de calcium (2)

 

 

I.  Les compléments de calcium augmentent le risque de crises cardiaques

 

Trois études importantes démontrent ce fait.

-  La première étude date de 2004.  Elle a montré que les personnes ayant un excès de calcium dans leurs artères coronaires et qui prennent des statines ont un risque 17 fois plus élevé de crises cardiaques que ceux qui ont des niveaux inférieurs de calcium artériel. Les chercheurs en ont conclu que les deux indicateurs les plus significatifs de crise cardiaque étaient les niveaux de LDL et de l'accumulation de calcium. (3)

-  En 2008, une étude randomisée contre placebo, montre que la supplémentation en calcium augmente le risque d'infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral, et la mort subite chez les femmes ménopausées en bonne santé. (4)

-  En 2010, un méta-étude randomisée contre placebo de 8151 participants, suivi durant 3,6 ans conclu que « les suppléments de calcium (administré sans la vitamine D) sont associés à un risque accru d'infarctus du myocarde. Comme les suppléments de calcium sont largement utilisés ces augmentations modestes du risque de maladie cardiovasculaire pourrait se traduire par une lourde charge de morbidité dans la population. »  Cette étude conclue même qu’  « Une réévaluation du rôle des suppléments de calcium dans le traitement de l'ostéoporose est justifiée. » (5)

 

 

II.   Les suppléments de calcium augmentent la perte de masse osseuse et le risque de fracture.

 

Une étude scientifique de 2010 montre clairement que la consommation de supplément de calcium ne réduit pas le risque de fractures osseuses. Ce mythe de consommation abondante de calcium pour éviter les fractures ne repose sur aucune preuve scientifique. (6)

Par contre le calcium de source alimentaire a des effets plus favorables sur la santé osseuse que le calcium des suppléments chez les femmes ménopausées. Les femmes qui obtiennent la plupart de leur dose quotidienne de calcium au travers de l’alimentation ont des os plus sains que les femmes dont le calcium provient principalement de comprimés supplémentaires. Étonnamment, cela est vrai même si les prestataires de suppléments ont une consommation moyenne de calcium plus élevée.

En effet, les femmes qui obtiennent leur ration quotidienne de calcium au travers de leur alimentation  absorbent moins de calcium, soit une moyenne de 830 milligrammes par jour. Pourtant, ce groupe avait la densité osseuse plus élevée dans leur colonne vertébrale et leurs hanches que les femmes qui consomment des suppléments de calcium, soit environ 1030 milligrammes par jour. (7)

 

Une méta-analyse de 32 études contrôlées montre que les femmes ménopausées, en pleine santé, prenant des suppléments de calcium, continue à perte de la masse osseuse, bien que cette perte soit ralentie.  Il semble que la prise de calcium ralentisse le turnover osseux comme le ferait les biphosphonates. (8)

 

Une autre méta-analyse d’études de cohorte et d’essais cliniques évaluant les effets du calcium sur les fractures de la hanche, a été effectuée par Bischoff-Ferrari et ses collaborateurs en 2007. L'analyse des auteurs a conclu que la prise de calcium, soit au travers de la nourriture ou en suppléments, n'a aucun effet sur le risque de fracture de la hanche. (9 et 10)

 

Comment alors garder des os en bonne santé surtout après la ménopause ?

Les études scientifiques montrent que quatre facteurs favorisent le maintient de la masse osseuse.

1er facteur : l’exercice.  En effet, les études ont montrés que c'est l'exercice, et non pas de calcium, qui fortifie les os. Les cellules souches de moelle osseuse appelées cellules souches mésenchymateuses peuvent se transformer soit en cellules osseuses, ou soit en cellules adipeuses ou occasionnellement en d'autres cellules en fonction de certains signaux moléculaires qu’elles reçoivent. Or les études montrent que lorsque ces cellules souches mésenchymateuses sont stimulées par l'exercice, plusieurs d'entre elles se transforment en ostéoblastes et produisent de l’os. Par contre, le manque d’exercices, la sédentarité, transforme ces cellules mésenchymateuses en cellules graisseuses.  Les meilleurs résultats sont obtenus lorsqu’il y a plusieurs séances d’exercices tout au long de la journée. (11)

La sédentarité transforme en quelque sorte nos os en moelle osseuse graisseuse.

 

2ème facteur : la prise de vitamine D.  Les méta-analyses récentes montre une diminution du risque de fracture de la hanche chez les personnes post-ménopausées lorsqu’elles prennent la vitamine D et de calcium (12 et 13)

 

3ème facteur : la consommation d’une quantité suffisante de protéines.  En effet, celles-ci préviennent les fractures et favorisent une meilleure cicatrisation (14 à 17)

 

4ème facteur : une consommation abondante de fruits et légumes est très importante car ils apportent des vitamines notamment la vitamine K2 et des minéraux  comme le magnésium et le sélénium. (18 et 19)

 

 

III.  Les suppléments de calcium augmentent le risque de calculs rénaux

 

En 1997, une étude du département de nutrition du Harvard School of Public Health, portant sur 91731 femmes participant à la Nurses 'Health Study I âgées de 34 à 59 ans et sans antécédent de calculs rénaux, montre qu’une forte consommation de calcium alimentaire diminue le risque de calculs rénaux symptomatiques, à l’inverse une consommation de suppléments de calcium en augmente le risque.  (20)

 

 

IV.  Le calcium notamment le calcium originaire des laitages augmentent le risque de cancer de la prostate

 

En étude effectuée en 2001 sur 20885 hommes, a clairement montré que ceux qui ont consommé plus de 600mg de calcium par jour de produits laitiers ont vu leur risque de cancer de la prostate augmenté de 32 pour cent (32%) par rapport à ceux qui en consommaient moins de 150 mg par jour.  Chaque apport additionnel de calcium 500 mg de produits laitiers était associé à une autre augmentation de 16 pour cent du risque de cancer de la prostate. Par conséquent, tout homme devrait s’abstenir de consommer du lait surtout s’il voit son antigène prostatique spécifique (PSA pour Prostate Specific Antigen) augmenter.

Ceci peut s’expliquer que la prise massive de calcium écrase les concentrations sériques de vitamine D active qui protège contre plusieurs cancers. (21)

 

 

 

Références ;

 1)  Bolland MJ, Grey A, Avenell A, Gamble GD, Reid IR. Calcium supplements with or without vitamin D and risk of cardiovascular events: reanalysis of the Women's Health Initiative limited access dataset and meta-analysis. BMJ. 2011 Apr 19;342:d2040.

 2)  Kaluza J, Orsini N, Levitan EB, Brzozowska A, Roszkowski W, Wolk A. Dietary calcium and magnesium intake and mortality: a prospective study of men. Am J Epidemiol. 2010 Apr 1;171(7):801-7.

3)  Raggi P, Callister TQ, Shaw LJ. Progression of coronary artery calcium and risk of first myocardial infarction in patients receiving cholesterol-lowering therapy. Arterioscler Thromb Vasc Biol. 2004 Jul;24(7):1272-7.

4)  Bolland MJ, Barber PA, Doughty RN, Mason B, Horne A, Ames R, Gamble GD, Grey A, Reid IR. Vascular events in healthy older women receiving calcium supplementation: randomised controlled trial. BMJ. 2008 Feb 2;336(7638):262-6.

5)  Bolland MJ, Avenell A, Baron JA, Grey A, MacLennan GS, Gamble GD, Reid IR. Effect of calcium supplements on risk of myocardial infarction and cardiovascular events: meta-analysis. BMJ. 2010 Jul 29;341:c3691.

6)  Seeman E. Evidence that calcium supplements reduce fracture risk is lacking. Clin J Am Soc Nephrol. 2010 Jan;5 Suppl 1:S3-11.

7)  Napoli N, Thompson J, Civitelli R, Armamento-Villareal RC. Effects of dietary calcium compared with calcium supplements on estrogen metabolism and bone mineral density. American Journal of Clinical Nutrition 2007;85:1428-1433.

8)  Nordin BE. The effect of calcium supplementation on bone loss in 32 controlled trials in postmenopausal women. Osteoporos Int. 2009 Dec;20(12):2135-43.

9)  Bischoff-Ferrari HA, Dawson-Hughes B, Baron JA, et al. Calcium intake and hip fracture risk in men and women: a meta-analysis of prospective cohort studies and randomized controlled trials. Am J Clin Nutr 2007;86:1780–90

10)  Jeri W Nieves and Robert Lindsay. Calcium and fracture risk. American Journal of Clinical Nutrition, Vol. 86, No. 6, 1579-1580, December 2007

11)  Sen B, Xie Z, Case N, Styner M, Rubin CT, Rubin J. Mechanical signal influence on mesenchymal stem cell fate is enhanced by incorporation of refractory periods into the loading regimen. J Biomech. 2011 Feb 24;44(4):593-9.

12)  Avenell A, Gillespie WJ, Gillespie LD, O'Connell DL. Vitamin D and vitamin D analogues for preventing fractures associated with involutional and post-menopausal osteoporosis. Cochrane Database Syst Rev 2005;CD000227.

13)  Boonen S, Lips P, Bouillon R, Bischoff-Ferrari HA, Vanderschueren D, Haentjens P. Need for additional calcium to reduce the risk of hip fracture with vitamin D supplementation: evidence from a comparative meta-analysis of randomized controlled trials. J Clin Endocrinol Metab 2007;92:1415–23.

14)  Bonjour JP. Dietary protein: an essential nutrient for bone health. J Am Coll Nutr 2005;24(suppl):526S–36S.

15)  Avenell A, Handoll HH. Nutritional supplementation for hip fracture aftercare in older people. Cochrane Database Syst Rev 2006;CD001880.

16)  Schurch MA, Rizzoli R, Slosman D, Vadas L, Vergnaud P, Bonjour JP. Protein supplements increase serum insulin-like growth factor-I levels and attenuate proximal femur bone loss in patients with recent hip fracture. A randomized, double-blind, placebo-controlled trial. Ann Intern Med 1998;128:801–9.

17)  Eneroth M, Olsson UB, Thorngren KG. Nutritional supplementation decreases hip fracture-related complications. Clin Orthop Relat Res 2006;451:212–7.

18)  New SA. Do vegetarians have a normal bone mass? Osteoporos Int 2004;15:679–88.

19)  Prynne CJ, Mishra GD, O'Connell MA, et al. Fruit and vegetable intakes and bone mineral status: a cross-sectional study in 5 age and sex cohorts. Am J Clin Nutr 2006;83:1420–8.

20)  Curhan GC, Willett WC, Speizer FE, Spiegelman D, Stampfer MJ. Comparison of dietary calcium with supplemental calcium and other nutrients as factors affecting the risk for kidney stones in women. Ann Intern Med. 1997 Apr 1;126(7):497-504.

21)  Chan JM, Stampfer MJ, Ma J, Gann PH, Gaziano JM, Giovannucci EL. Dairy products, calcium, and prostate cancer risk in the Physicians' Health Study. Am J Clin Nutr. 2001 Oct;74(4):549-54.

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 18:14

Par André Fauteux
La Dre Jacqueline Lagacé, Ph. D. ne pouvait plus se servir normalement de ses mains. Elle n’arrivait plus à les refermer à cause de l’arthrose, une forme d’arthrite qui provoquait chez elle des douleurs chroniques insupportables et de l’insomnie grave. Professeure d’immunologie et de microbiologie et directrice d’un laboratoire de recherche dans ces mêmes domaines à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal de 1986 à 2003, Dre Lagacé a dû prendre sa retraite en 2003 pour des raisons de santé. À partir de 2004, ses symptômes se sont aggravés davantage. Elle a vécu l’enfer pendant trois ans en raison de cette maladie qui présentait plusieurs caractéristiques de la polyarthrite rhumatoïde et pour laquelle « la médecine traditionnelle s’était avérée complètement impuissante », comme elle le décrit dans son récent livre, Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation (Éd. Fidès, 2011).

En 2007, cette scientifique découvre le site Internet du Dr Jean Seignalet (1936-2003). Ce chirurgien français, pionnier de la transplantation rénale, chercheur spécialisé en immunologie, en rhumatologie et en nutrithérapie, est l’auteur du célèbre livre L'Alimentation ou la troisième médecine, dont la dernière édition fut publiée en 2004. Le Dr Seignalet préconise un retour à une alimentation de type ancestral. Son régime repose sur une approche essentiellement qualitative de la diététique. Il écarte les aliments qu'il considère potentiellement nocifs pour l'organisme humain : tous les produits laitiers d’origine animale et toutes les céréales à l’exception du riz, du sarrasin et des graines de sésame. Il démontre le danger des aliments cuits à haute température (à partir de 110 °Celsius, soit 230 °Fahrenheit) en raison des glycotoxines qui se forment lors de la cuisson des protéines de la plupart des céréales et des aliments d’origine animale. Finalement, il privilégie les aliments biologiques.

« Il a consacré les dix-huit dernières années de sa carrière de médecin-chercheur à élaborer et à tester une méthode nutritionnelle capable d’aider réellement à combattre la douleur chronique et à contrôler l’évolution de plusieurs maladies inflammatoires », raconte Jacqueline Lagacé dans son livre. Le Dr Seignalet a traité quelque 2 500 patients atteints de 115 maladies inflammatoires chroniques. Son régime nutritionnel a eu un effet positif sur 91 de ces maladies, et sur environ 80 % des patients qui l’ont suivi correctement. « Il a ainsi observé chez la grande majorité des patients traités une rémission de la maladie ainsi qu’une disparition généralement totale de la douleur. »

Exaspérée de souffrir, n’ayant plus rien à perdre et trouvant les arguments scientifiques du DrSeignalet plausibles, cette chercheuse curieuse décide de suivre son régime. Elle abandonne complètement la consommation quotidienne de produits laitiers et de céréales, y compris celles de grains entiers, soit « les deux variétés d’aliments désignés comme cofacteurs susceptibles de déclencher des maladies inflammatoires chroniques lorsqu’il y a prédisposition génétique ».

Comme elle avait essuyé plusieurs échecs avec les traitements pharmacologiques qu’elle avait essayés, les attentes du DLagacé n’étaient pas très élevées. « La surprise fut donc totale, avoue-t-elle, lorsque j’ai constaté après seulement 10 jours de cette nouvelle alimentation que mes douleurs aux mains avaient complètement disparues. » Pendant les seize mois suivants, elle réussit graduellement à plier les différentes articulations de ses doigts sans avoir fait aucun exercice d’assouplissement. Elle constate de plus des améliorations importantes dans les articulations de ses genoux et de sa colonne vertébrales, atteints d’arthrose depuis plusieurs années.

Une synthèse remarquable
Ces résultats ont motivé le Dr Lagacé à entreprendre la vulgarisation des enseignements du DrSeignalet dont le livre, qui comptait 600 pages, était peu accessible au grand public car trop technique. C’est là tout le génie de cette auteure québécoise, tel que le décrit dans la préface du livre le Dr Christine Angelard, médecin d’origine française qui est également spécialisée en médecine traditionnelle chinoise, en homéopathie et en naturopathie : « Madame Lagacé nous livre ici un superbe travail proposant des outils pratiques qui permettent d’entrevoir la lumière au bout du tunnel de la douleur et de la chronicité… Après avoir lu ce livre, vous saurez que votre santé dépend en bonne partie de vous, et de vous uniquement. »
 
Cet ouvrage, avec ses 460 notes bibliographiques, est des plus convaincants puisqu’il témoigne des nombreuses études qui ont confirmé les découvertes du Dr Seignalet. Ce livre s’adresse avant tout aux gens qui souffrent de maladies inflammatoires chroniques (arthrite, asthme, colite, diabète de type 2, eczéma, gastrite, maladie coeliaque, maladie de Crohn, sclérose en plaques, tendinite, etc.), ainsi qu’aux professionnels qui les traitent. Ceci pour « leur redonner une qualité de vie qu’ils ne croyaient plus possible ».
 
On savait déjà que la génétique, les accidents, les infections, les polluants, les chocs émotifs et les habitudes de vie pouvaient nuire à la santé. Jacqueline Lagacé nous apprend que l’alimentation moderne basée sur la consommation de produits laitiers, de céréales, de grandes quantités de viande et d’aliments transformés acidifie l’organisme, ce qui provoque de l’acidose métabolique. « L’acidose métabolique, explique-t-elle, est impliquée dans le développement des maladies d’inflammation chronique. En fait, tous ces aliments que nos enzymes digestives n’arrivent pas à digérer complètement rendent l’intestin grêle encore plus perméable aux grosses molécules provenant des microbes de ces aliments qui deviennent alors toxiques et se répandent dans le sang puis dans tout le corps où elles font des ravages en induisant des phénomènes d’inflammation chronique. »
 
Aujourd’hui, l’organisme du Dr Lagacé est si bien désencrassé qu’elle peut se permettre de consommer, de façon ponctuelle toutefois, certains aliments proscrits par son alimentation hypotoxique, et ce, sans effet négatif sur sa santé. Toutefois, elle doit toujours éviter ses pires ennemis, les produits laitiers, à l’exception des fromages au lait crû. « À l’été 2009, j’ai éprouvé de la douleur douze heures après avoir mangé un seul gros cornet de crème glacée molle », raconte-t-elle.
 
Bref, il revient à chaque individu d’être à l’écoute de son corps et de respecter les sensibilités qui lui sont propres. « En conclusion, termine la chercheure, les sacrifices que m’impose le régime hypotoxique ne sont rien en comparaison des bienfaits qu’il m’apporte. »
 
Un menu santé anti-inflammatoire
 
Voici les aliments privilégiés par le régime hypotoxique du Dr Jean Seignalet :
• Riz (brun de préférence), sarrasin, sésame, quinoa et tapioca.
• Tous les légumes, de préférence de culture biologique et idéalement mangés crus ou après une cuisson à la vapeur douce.
• Fèves, haricots blancs ou rouges, lentilles, pois et pois chiches.
• Tous les fruits, dont les fruits secs mangés crus.
• Graines germées de soja, de lentilles, de pois chiches, de haricots, de luzerne et de riz.
• Probiotiques sous forme de yaourt à base de soja ou de riz (tel le Bio-K+) ou sous forme de capsules entérosolubles.
• Poissons gras (saumon, flétan, hareng, maquereau, anchois, sardines, etc.) et la viande blanche.
• Huiles vierges (d’olive, de noix, de canola, de soja, etc.) utilisées crues.
• Sucres complets (miel, sirop d’érable, sucre brun non raffiné) et chocolat noir idéalement cru, mais consommés en petite quantité.
• Eau, boissons à base de riz, d’amande et modérément de soja, ainsi que les eaux minérales riches en calcium et en bicarbonate et pauvres en sulfate. Préférer le soja fermenté (miso ou natto). Le café, le thé et l’alcool (autre que la bière) en quantité raisonnable et privilégier la chicorée, excellente pour la digestion et l’élimination des déchets.
• Tous les condiments y compris le sel complet (de l’Himalaya, par exemple) en dose modérée.
• Des suppléments de vitamine D pour compenser le manque de soleil dans notre climat.
Source : 
Lagacé, Jacqueline, Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentationÉditions Fidès, 2011, 24,95 $, 300 pages.
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Published by Dr. Christian Linard, PhD, Biochimiste clinique - dans Nutrition
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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 18:13

 

Jacqueline Lagacé à Denis Lévesque

 

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